chez Roger - Les chansons que j'aime

Sardou

Michel Sardou

le 25/03/2008 à 21h55

Les ricains

1967

Paroles : Michel Sardou

Musique : Guy Magenta

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Si les Ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi,
A saluer je ne sais qui.

Bien sûr les années ont passé.
Les fusils ont changé de mains.
Est-ce une raison pour oublier
Qu'un jour on en a eu besoin ?

Un gars venu de Géorgie
Qui se foutait pas mal de toi
Est v'nu mourir en Normandie,
Un matin où tu n'y étais pas.

Bien sûr les années ont passé.
On est devenus des copains.
A l'amicale du fusillé,
On dit qu'ils sont tombés pour rien.

Si les Ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi,
A saluer je ne sais qui.

Tags : Sardou

Michel Sardou et Lucie

le 07/03/2008 à 00h47

Je vais t'aimer

1975

Paroles : Michel Sardou, Gilles Thibaut

Musique : Jacques Revaux

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A faire pâlir tous les Marquis de Sade,
A faire rougir les putains de la rade,
A faire crier grâce à tous les échos,
A faire trembler les murs de Jéricho,
Je vais t'aimer.

A faire flamber des enfers dans tes yeux,
A faire jurer tous les tonnerres de Dieu,
A faire dresser tes seins et tous les Saints,
A faire prier et supplier nos mains,
Je vais t'aimer.

Je vais t'aimer
Comme on ne t'a jamais aimée.
Je vais t'aimer
Plus loin que tes rêves ont imaginé.
Je vais t'aimer. Je vais t'aimer.

Je vais t'aimer
Comme personne n'a osé t'aimer.
Je vais t'aimer
Comme j'aurai tellement aimé être aimé.
Je vais t'aimer. Je vais t'aimer.

A faire vieillir, à faire blanchir la nuit,
A faire brûler la lumière jusqu'au jour,
A la passion et jusqu'à la folie,
Je vais t'aimer, je vais t'aimer d'amour.

A faire cerner à faire fermer nos yeux,
A faire souffrir à faire mourir nos corps,
A faire voler nos âmes aux septièmes cieux,
A se croire morts et faire l'amour encore,
Je vais t'aimer.

Je vais t'aimer
Comme on ne t'a jamais aimée.
Je vais t'aimer
Plus loin que tes rêves ont imaginé.
Je vais t'aimer. Je vais t'aimer.

Je vais t'aimer
Comme personne n'a osé t'aimer.
Je vais t'aimer
Comme j'aurai tellement aimé être aimé.
Je vais t'aimer. Je vais t'aimer.

Tags : Lucie, Sardou

Michel Sardou

le 02/03/2008 à 20h13

Dix ans plus tôt

1977

Paroles : Michel Sardou, Pierre Billon

Musique : Jacques Revaux

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S'il y a des mots
Qui t'ont fait pleurer, mon ange,
Et d'autres qui t'ont révoltée,
S'il y a des idées quelquefois qui dérangent,
J'en ai qui font danser.

Te souviens tu d'un slow,
Dix ans plus tôt,
Déjà dix ans...
Tu voulais m'épouser.
Quelle drôle d'idée.
Tu n'avais pas quinze ans.

Tu voulais faire l'amour.
Comment fait-on l'amour ?
J'n'étais pas un géant.
J'étais plutôt gêné.
Quelle drôle d'idée !
Danser c'est suffisant.

Je n'sais plus comment finissait la chanson.
J'ignorais qu'elle avait un nom.
C'était la chanson du bonheur
D'un vieil amant compositeur.

J'aime bien les histoires
Qui me font boire
Sans désespoir,
Les mélodies carrées
Qui font danser,
Qui font aimer la vie.
J'aime aussi, sur le tard,
Un piano bar
Qui meurt d'ennui,
Tous les disques oubliés
Qui font penser
Qu'on a déjà vieilli.

Je n'sais plus comment finissait la chanson.
J'ignorais qu'elle avait un nom.
C'était la chanson du bonheur
D'un vieil amant compositeur.

Te souviens tu d'un slow,
Dix ans plus tôt,
Déjà dix ans...
Tu voulais m'épouser.
Quelle drôle d'idée.
Tu n'avais pas quinze ans.

Tu voulais faire l'amour.
Comment fait-on l'amour ?
J'n'étais pas un géant.
J'étais plutôt gêné.
Quelle drôle d'idée !
Danser c'est suffisant.

Te souviens tu d'un slow,
Dix ans plus tôt,
Déjà dix ans...
Tu voulais m'épouser.
Quelle drôle d'idée.
Tu n'avais pas quinze ans.

Tu voulais faire l'amour.
Comment fait-on l'amour ?
J'n'étais pas un géant.
J'étais plutôt gêné.
Quelle drôle d'idée !
Danser c'est suffisant...

Tags : Sardou

Michel Sardou

le 18/02/2008 à 16h14

La débandade

1985

Paroles : Michel Sardou, Pierre Delanoë

Musique : Jacques Revaux

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Il y a dans l'air que l'on respire
Comme une odeur comme un malaise.
Tous les rats s'apprêtent à partir.
Ne vois-tu rien de ta falaise ?
Il y a dans les studios-délires
Comme un vieux son de Carmagnole.
Sœur Anne, si tu n'vois rien venir,
Ou tu es sourde, ou tu es folle.

Il y a dans les années qui viennent
Comme un retour au vent d'histoire,
Un vieux partisan dans la plaine,
Croissant de lune et drapeau noir.
Le vent ne sait plus où il souffle.
Ça tourbillonne ça rend colère,
Le cul posé entre deux gouffres
Beaucoup plus profonds que la mer.

Rigolez pas, mes camarades.
La débandade,
C'est pour demain.

Rigolez, pas mes camarades.
La débandade,
C'est pour demain.

J'ai des voyages en cavalcades,
Billet d'avion, chemin de fer.
Je sens monter des barricades
Comme des cailloux dans mes artères.
Je tourne en rond dans ma caverne,
Moitié furieux, moitié soumis
Avec en prime à ma lanterne
Une tristesse indéfinie.

Rigolez, pas mes camarades.
La débandade,
C'est pour demain.

Rigolez, pas mes camarades.
La débandade,
C'est pour demain.

A la fin des journées qui passent,
Quand on est seul, quand ça va mieux,
Lorsqu'on remet nos rêves en place,
Qu'on s'imagine vingt ans plus vieux,
Quels sont les hommes qui pourront dire :
"On a fait ce qu'on a voulu." ?
Sœur Anne, si tu n'vois rien venir,
C'est plus la peine : on est foutus.

Rigolez, pas mes camarades.
La débandade,
C'est pour demain.

Tags : Sardou

Michel Sardou

le 29/01/2008 à 16h23

La java de Broadway

1977

Paroles : Michel Sardou, Pierre Delanoë

Musique : Jacques Revaux

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Quand on fait la java, le sam'di à Broadway,
Ça swingue comme à Meudon.
On s'défonce, on y va : pas besoin d'beaujolais
Quand on a du bourbon.
C'est peut-être pas la vraie de vraie,
La java de Broadway,
Oui mais c'est elle qui plaît.

Quand on est fin bourrés, on se tire des bordées
Sur la 42ème.
On rigole et on danse comme à Saint-Paul De Vence
Jusqu'à la 50ème.
C'est peut-être pas la vraie de vraie,
La java de Broadway,
Oui mais c'est elle qui plaît.

Quand on fait la java, le sam'di à Broadway,
Y a des chiens dans les bars.
Quand arrivent les nanas, quand on est au complet,
On décerne les oscars.
C'est peut-être pas les vraies de vraies,
Les nanas de Broadway,
Oui mais c'est ça qui plaît.

Quand on fait la java, le sam'di à Broadway,
On dort sur les trottoirs.
Quand on nous sort de là, c'est à coups de balai,
A grands coups d'arrosoir.
Et on ne sait plus à midi
Si l'on est à Clichy ou en Californie.

Quand on fait la java, le sam'di à Broadway,
Ça swingue comme à Meudon.
On s'défonce, on y va : pas besoin de beaujolais
Quand on a du bourbon.
C'est peut-être pas la vraie de vraie,
La java de Broadway,
Oui mais c'est elle qui plaît.

Elle teintée de blues et de jazz et de rock.
C'est une java quand même.
Quand on est dix ou douze, quand les verres s'entrechoquent,
On n'voit plus les problèmes.
C'est peut-être pas la vraie de vraie,
La java de Broadway,
Oui mais c'est elle qui plaît.

Quand on fait la java, le sam'di à Broadway,
Ça swingue comme à Meudon.
On s'défonce, on y va : pas besoin d'beaujolais
Quand on a du bourbon.
C'est peut-être pas la vraie de vraie,
La java de Broadway,
Oui mais c'est elle qui plaît.

Tags : Sardou

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