chez Roger - Les chansons que j'aime

Ruiz

Olivia Ruiz et Adrienne Pauly

le 09/08/2008 à 18h16

Marcia Baila

1984

Paroles et Musique: Catherine Ringer & Frédéric Chichin

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Marcia, elle danse sur du satin, de la rayonne
Du polystirène expansée à ses pieds
Marcia danse avec des jambes
Aiguisées comme des couperets
Deux flêches qui donnent des idées
Des sensations
Marcia, elle est maigre
Belle en scène, belle comme à la ville
La voir danser me transforme en excité

Moretto
Comme ta bouche est immense
Quand tu souris et quand tu ris
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie
Quel est donc ce froid que l'on sent en toi?

Mais c'est la mort qui t'a assassinée, Marcia
C'est la mort qui t'a consumée, Marcia
C"est le cancer que tu as pris sous ton bras
Maintenant, tu es en cendres, cendres
La mort, c'est comme une chose impossible
Et même à toi qui est forte comme une fusée
Et même à toi, qui est la vie même, Marcia
C'est la mort qui t'a emmenée

Marcia danse un peu chinois
La chaleur
Dans les mouvements d'épaules
A plat
Comme un hiéroglyphe inca
De l'opéra

Avec la tête
Elle danse aussi très bien
Et son visage
Danse avec tout le reste
Elle a cherché
Une nouvelle façon
Et l'a inventée.

C'est elle, la sauterelle
La sirène en mal d'amour
Le danseur dans la flanelle
Ou le carton.

Moretto
Comme ta bouche est immense
Et quand tu souris et quand tu ris
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie
Quel est donc ce froid
Que l'on sent en toi ?

Mais c'est la mort
Qui t'a assassinée, Marcia
C'est la mort
Tu t'es consumée, Marcia
C'est le cancer
Que tu as pris sous ton bras
Maintenant
Tu es en cendres, en cendres
La mort
C'est comme une chose impossible
Pour toi
Qui est la vie même, Marcia
Et même à toi
Qui est forte comme une fusée
C'est la mort
Qui t'a emmenée
Marcia ...

Tags : Pauly, Ruiz

Olivia Ruiz

le 14/03/2008 à 18h35

Je traîne les pieds

2005

Paroles : Olivia Ruiz

Musique : Ben Ricour

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J'traînais les pieds, des casseroles
J'n'aimais pas beaucoup l'école
J'traînais les pieds, mes guiboles abîmées
J'explorais mon quartier

J'traînais des pieds dans mon café
Les vieux à la belotte braillaient
Papi, mamie, tonton André et toutes ces pépées
A mes p'tits soins, à m'pouponner

Ecorché mon visage, écorchés mes genoux
écorché mon p'tit coeur tout mou
bousillées mes godasses, bousillé sur ma joue
bousillées les miettes de nous

La fumée du boeuf bourguignon
Toute la famille tête dans l'guidon
Du temps où ont pouvaient faire les cons
Les pensionnaires, les habitués, les gens d'passage surtout l'été
Joyeux bordel dans mon café

Ecorché mon visage, écorchés mes genoux
écorché mon p'tit coeur tout mou
balayée la terrasse, envolé le bout d'chou
envolées les miettes de nous

Je traîne les pieds, j'traîne mes casseroles
J'n'aime toujours pas l'école

Ecorché mon visage, écorchés mes genoux
écorché mon p'tit coeur tout mou
bousillées mes godasses, bousillé sur ma joue
bousillées les miettes de nous

Tags : Ruiz

Olivia Ruiz

le 24/02/2008 à 16h29

L'accordéoniste

1942

Paroles et Musique: Michel Emer

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La fille de joie est belle
Au coin de la rue là-bas
Elle a une clientèle
Qui lui remplit son bas
Quand son boulot s'achève
Elle s'en va à son tour
Chercher un peu de rêve
Dans un bal du faubourg
Son homme est un artiste
C'est un drôle de petit gars
Un accordéoniste
Qui sait jouer la java

Elle écoute la java
Mais elle ne la danse pas
Elle ne regarde même pas la piste
Et ses yeux amoureux
Suivent le jeu nerveux
Et les doigts secs et longs de l'artiste
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de chanter
C'est physique
Tout son être est tendu
Son souffle est suspendu
C'est une vraie tordue de la musique

La fille de joie est triste
Au coin de la rue là-bas
Son accordéoniste
Il est parti soldat
Quand y reviendra de la guerre
Ils prendront une maison
Elle sera la caissière
Et lui, sera le patron
Que la vie sera belle
Ils seront de vrais pachas
Et tous les soirs pour elle
Il jouera la java

Elle écoute la java
Qu'elle fredonne tout bas
Elle revoit son accordéoniste
Et ses yeux amoureux
Suivent le jeu nerveux
Et les doigts secs et longs de l'artiste
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de chanter
C'est physique
Tout son être est tendu
Son souffle est suspendu
C'est une vraie tordue de la musique

La fille de joie est seule
Au coin de la rue là-bas
Les filles qui font la gueule
Les hommes n'en veulent pas
Et tant pis si elle crève
Son homme ne reviendra plus
Adieux tous les beaux rêves
Sa vie, elle est foutue
Pourtant ses jambes tristes
L'emmènent au boui-boui
Où y a un autre artiste
Qui joue toute la nuit

Elle écoute la java...
... elle entend la java
... elle a fermé les yeux
... et les doigts secs et nerveux ...
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de gueuler
C'est physique
Alors pour oublier
Elle s'est mise à danser, à tourner
Au son de la musique...

...
ARRÊTEZ !
Arrêtez la musique ! ...

Tags : Ruiz

Olivia Ruiz et Salvatore Adamo

le 06/02/2008 à 14h40

Ce Georges

2007

Paroles et musique : Salvatore Adamo

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{Refrain:}
Mais qu'est-ce qu'il a, mais qu'est-ce qu'il a, ce Georges,
A me faire sortir le cœur par la gorge !

Mais qu'est-ce qu'il a, mais qu'est-ce qu'il a ce type,
Qu'est toujours là même quand personne le bipe !

Oh là, là ! Oui, ses yeux de braise
Et sa p'tite fossette au menton !
Je n'en dors plus, j'en deviens niaise,
Je fonds, en pamoison, je soupire son nom !
Et elle achète des tas d' revues
Pour y découper ses photos !
Sur tous les murs, l'air détendu,
On voit sourire le beau cabot !

{au Refrain}

Si encore c'était Clark Gable,
Autant en emporterait le vent !
Mais je dois me farcir sa belle gueule,
De Don Juan, toute la journée, sur mon écran !
C'est quand même mieux que ton football,
Occupe-toi, lis ou bien picole !
Mais si je bois, j' réponds plus d' moi,
J' supporte plus c' ménage à trois !

{au Refrain}

L'autre soir, en rentrant du boulot,
Avec délice, j' passe mes pantoufles !
Mais vl'a qu'il rapplique aussitôt,
M'agresse, à me laisser sans souffle !
Est-ce que mon Georges se permettrait,
D' se laisser aller comme tu l' fais !
Ah ! Il a raison, Aznavour,
T'es beau à r'garder, tu tues l'amour !

Mais qu'est-ce qu'il a, mais qu'est-ce qu'il a, ce Georges,
A lui faire sortir le cœur par la gorge !

Chaque fois qu' Monsieur sort son chef-d'œuvre,
Faut qu' j' la conduise au cinéma !
Pendant qu'elle avale ces couleuvres, oh là là,
Moi j' tourne en rond, j' fais les cents pas !
T'as qu'à m'attendre dans un bistrot,
Ah ! Vraiment, elle me pousse au crime !
Je prendrai le dernier métro,
Puisque j' te saoule avec mon film !

{au refrain}

Va t'en le r'joindre à Hollywood,
C'est ça, va te goinfrer de fastfood !
Et toi, fiche-moi la paix, pauvre pomme,
Prends-en d' la graine, ça, c'est un homme !

{au refrain}

Mais qu'est-ce qu'il a, mais qu'est-ce qu'il a ce Georges,

Tu parles d'une exclusivité,
Ton super Georges, il est cloné !

{au refrain}

Mais qu'est-ce qu'il a, mais qu'est-ce qu'il a, ce type,
Qu'est toujours là, même quand personne le bipe !

Mais qu'est-ce qu'il a, mais qu'est-ce qu'il a, ce Georges !

Tags : Adamo, Ruiz

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