chez Roger - Les chansons que j'aime

Les chansons des années 70

Gilbert Bécaud

le 11/05/2008 à 16h40

La vente aux enchères...
1970
Paroles : Maurice Vidalin
Musique : Gilbert Bécaud

Approchez, Messieurs Dames, s'il vous plaît !
Approchez, approchez, serrez, serrez le rond !
Messieurs Dames, s'il vous plaît,
Approchez, approchez à la vente aux enchères !
Préparez la monnaie !
Moi je suis là pour vendre et vous pour acheter...
Des lots exceptionnels, des prix exceptionnels...
Du rêve pour pas cher à ma vente aux enchères...

Ah, moi qui ai des souvenirs
à ne plus savoir qu'en faire,
Vous pouvez vous les acheter comme ça
à ma vente aux enchères,
Chez vous, Pointu, Tiloué !
Bonnes bonnes bonnes bonnes gens, approchez donc !
Approchez, serrez le rond !
Ça va commencer, oui.
Bonnes bonnes gens, approchez donc !
Serrez le rond ! Ça va commencer !

Monsieur Pointu, s'il vous plaît.
Premier lot, premier lot.
Mais c'est là, le numéro un !
La grande, la grande - oui- aventure !
Oui, j'aime ça, un coup de pied au cul,
Mon père n'avait pas tort.
Je vole aux étalages et je couche dehors,
Je saute dans un camion qui file vers le nord.
Ce coup de pied au cul m'a rapporté de l'or.
S'il vous plaît, un coup de pied au cul.
Parfaitement !
Mise à prix, mise à prix : cinq sous.
Cinq sous, allons messieurs, s'il vous plaît.
Cinq sous, cinq petits sous.
Cinq sous, c'est pas beaucoup !
Cinq sous, allons allons, cinq sous.
Cinq sous, à qui dit mieux,
Cinq sous le monsieur.
Monsieur est généreux, merci !
Six sous, allons allons, six sous, c'est peu,
Un coup de pied au cul.
Sept sous, la dame en bleu.
Une fois, deux fois, huit sous le soldat.
Bravo, caporal !
Ce coup de pied au cul te fera général !
Un p'tit effort {x2},
Un coup de pied au cul en or.
Neuf sous, j'ai entendu,
Neuf sous l' barbu,
Dix sous l' soldat.
Un deux trois, vendu au soldat, Monsieur Pointu.

Ah, moi qui ai des souvenirs
à ne plus savoir qu'en faire,
Vous pouvez vous acheter les comme ça
à ma vente aux enchères
Chez vous, Pointu, Tiloué !
Bonnes bonnes bonnes bonnes gens, approchez donc !
Approchez, serrez le rond !
Ça va continuer, oui.
Bonnes bonnes gens, approchez donc !
Serrez le rond ! Ça va continuer !

Monsieur Pointu, s'il vous plaît.
Deuxième lot, deuxième lot.
Un grand, un grand chagrin, oui, d'amour.
C'est triste, c'est triste,
Un grand chagrin d'amour,
Un grand, un vrai de vrai.
J'ai vendu la boutique et j'ai pris les billets.
Elle est partie sans moi.
Là, là j'ai failli crever.
Tenez, vous pouvez constater,
C'est pas cicatrisé.
La cicatrice, la cicatrice.
Mise à prix {x2} :
Dix sous. {x2}
Bravo, Messieurs Dames, s'il vous plaît, allez !
Dix sous, dix petits sous,
Dix sous, c'est pas beaucoup !
Dix sous, allons allons, dix sous.
Dix sous à qui dit mieux,
Onze sous le monsieur.
Monsieur est amoureux,
Tant mieux !
Onze sous, allons allons,
Onze sous, c'est court !
Un grand chagrin d'amour,
C'est comme du velours.
Une fois, deux fois, treize sous monsieur l'abbé
Voyons monsieur l'abbé,
Un beau chagrin d'amour.
Monsieur l'abbé est sourd.
Qui a levé la main ?
Le monsieur dans le coin ?
Vous avez dit combien ?
Putain !
Quinze sous la dame en noir {x2}
Vingt sous le vieillard
Un deux trois... Vendu !
C'est le vieillard, Monsieur Pointu.

Ah, moi qui ai des souvenirs
à ne plus savoir qu'en faire,
Vous pouvez vous les acheter comme ça
à ma vente aux enchères
Chez vous, Pointu, Tiloué !
Bonnes bonnes bonnes bonnes gens, approchez donc !
Approchez, serrez le rond !
Ça va continuer, oui.
Bonnes bonnes gens, approchez donc
Serrez le rond ! Ça va continuer !

Monsieur Pointu me semble, s'il vous plaît.
Troisième lot, troisième lot, numéro trois.
La mort du héros.
C'est beau ça, c'est beau !
Une superbe mort que j'avais gardée pour moi,
Sans curé, sans docteur,
Une mort de gala, une mort en pleine vie,
Tout debout et bien droit,
Un beau coup de fusil.
Pan ! C'est pas beau ça ?
Monsieur, la mort du héros.
La mort d'un héros avec fusil, avec fusil.
Mise à prix {x2} :
Un franc.
Un franc, allons messieurs, s'il vous plaît, allons !
Un franc, un petit franc,
Un franc, c'est pas beaucoup !
Un franc, allons allons, un franc.
Un franc la mort jolie,
Deux francs, monsieur a dit.
Monsieur n'a peur de rien,
C'est bien !
Deux francs la mort jolie, jolie, jolie,
Un beau coup de fusil joli joli.
Une fois, deux fois !
Une mort comme ça,
Si vous n'en voulez pas,
Ben, je la garderai pour moi !
Une mort en pleine vie
Tout debout et bien droit,
Un bon coup de fusil.
Pan ! Salut !

Tags : Bécaud

Bobby Lapointe

le 06/04/2008 à 17h55

Le papa du papa

1975

Paroles et Musique: Boby Lapointe

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Le papa du papa du papa de mon papa
Etait un petit pioupiou
La maman du papa du papa de mon papa,
Ell', ell' était nounou
Lui son nom, c'était Aimé Dépèch'
Et elle s'appelait Amélie Vite
Et attendez, attendez vous allez voir la suite...

Le papa du papa du papa de mon papa
S'affolait pour les mollets
D'la maman du papa du papa de mon papa,
Qui rêvait de convoler
Quand Aimé lutinait les jolis
Mollets moulés de la molle Amélie
Ell' frétillait, tortillait comm' l'anguille alanguie

Et de fil en aiguill' il est arrivé ce que vous pensez
Aimé a pris d'assaut les faveurs qu'Amélie voulait
lui refuser

Mais l'papa du papa du papa de mon papa
A dit : "J'suis pas un pourceau
J'voudrais pas qu'à cause d'un faux pas un' fill'
tombat
Dans l'opprob' du ruisseau
J'vas d'ce pas demander à son papa
La main de la belle Amélie Vite
Qui de ce fait va devenir Amélie Dépêche

Et leur fils, le papa du papa de mon papa
Qu'on nomma : Yvan Dépêche
Eut pour fils mon grand'papa Guilo qui était
un saint
C'était Saint Guilo Dépêch'
Qui en bégayant eut trois jumeaux :
Mon papa, mon tonton Dédé Dépêche
Et ma tata qui s'appell' Dépêch Al-Aline

Tante Aline épousa un Noyau et eut pour fille
Amédée Noyau Dépêch'
Amédéeépousantun"bossac"pourdevenir
bossac de Noyau Dépêch'
A un fils doté de trois prénoms
En souvenir de ses glorieux ancêtres

Yvan-Sévère-Aimé Bossac de Noyau Dépêche
(C'est mon cousin)
Yvan-Sévère-Aimé Bossac de Noyau Dépêche

Tags : Lapointe

Chez moi

1974

Paroles : Serge Lama

Musique : Alice Dona

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Viens, laisse un peu tomber tes poupées
A ton âge il faut s'en aller
Je sais que tes parents sont très gentils
Mais eux, à ton âge, ils étaient partis.

Viens, je ne suis pas encore très vieux
J'ai la passion au fond des yeux
Et j'ai besoin d'un cœur tendre à aimer
Oh oui, j'ai besoin de te protéger

J'ai tellement d'amour à te donner

Chez moi, iy a des canapés où je bercerai toutes tes poupées
Chez moi, je t'installerai le marché aux fleurs pour te parfumer
Chez moi t'auras des violons pendus au balcon pour te faire danser
Chez moi tu retrouveras tout ce que tu as si peur de quitter

Viens, laisse un peu tomber tes poupées
Laisse tes livres et tes cahiers
La vie, tu sais, ça s'apprend au dehors
D'ailleurs, je sais que quelquefois tu sors

Viens, j'ai peur que ton cœur prenne froid
J'ai peur qu'un jeune maladroit
Te fasse mal sans le vouloir vraiment
Oh oui, méfie-toi des jeunes amants

Qui ont le cœur coupant comme un diamant

Chez moi, les tigres sont morts, y a un chat qui dort, un chien pas méchant
Chez moi, tu auras le choix entre aimer un roi ou bien un mendiant
Tu vois, mes ongles sont courts, je peux pas griffer même par amour
Chez moi, pour tes insomnies, même en pleine nuit, je ferai grand jour

Chez moi, y a des berceaux blancs, ou tous nos enfants s'endorment déjà
Tu vois tout ce que tu veux, tout ce que tu as, est déjà chez moi

Tags : Brillant, Lama, Lavoine

France Gall

le 25/03/2008 à 22h04

Ma déclaration

1974

Paroles et musique : Michel Berger

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Quand je suis seule et que je peux rêver
Je rêve que je suis dans tes bras
Je rêve que je te fais tout bas
Une déclaration, ma déclaration

Quand je suis seule et que je peux inventer
Que tu es là tout près de moi
Je peux m'imaginer tout bas
Une déclaration, ma déclaration

Juste deux ou trois mots d'amour
Pour te parler de nous
Deux ou trois mots de tous les jours
C'est tout

Je ne pourrai jamais te dire tout ça
Je voudrais tant mais je n'oserai pas
J'aime mieux mettre dans ma chanson
Une déclaration, ma déclaration

Une déclaration, ma déclaration
Juste deux ou trois mots d'amour
Pour te parler de nous
Deux ou trois mots de tous les jours
C'est tout

Quand je suis seule et que je peux rêver
Je rêve que je suis dans tes bras
Je rêve que je te fais tout bas
Une déclaration, ma déclaration

Je veux des souvenirs avec toi,
Des images avec toi,
Des voyages avec toi
Je me sens bien quand tu es là
Une déclaration, ma déclaration

J'aime quand tu es triste
Et que tu ne dis rien
Je t'aime quand je te parle
Et que tu ne m'écoutes pas
Je me sens bien, quand tu es là
Une déclaration, ma déclaration

Georges Brassens

le 22/03/2008 à 18h39

Cette chanson est précédée d'une longue interview de Georges Brassens qui parle de ses origines

La ballade des gens qui sont nés quelque part

1972

Paroles et musique : Georges Brassens

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C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être habités
Et c'est être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher
Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
Ou même de Montcuq il s'en flattent mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par
Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

C'est pas un lieu commun celui de leur connaissance
Ils plaignent de tout cœur les petits malchanceux
Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence
La présence d'esprit de voir le jour chez eux
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Mon dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes
Si on y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne
La race des gens du terroir des gens du cru
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n'aviez tiré du néant tous ces jobards
Preuve peut-être bien de votre inexistence
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Tags : Brassens

Daniel Balavoine

le 20/03/2008 à 16h01

Quand on arrive en ville

1978

Paroles : Luc Plamondon

Musique : Michel berger

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Quand tout l'monde dort tranquille
Dans les banlieues-dortoirs
On voit les zonards
Descendre sur la ville
Qui est-ce qui viole les filles
Le soir dans les parkings ?
Qui met l'feu aux building ?
Toujours les zonards
Alors...
C'est la panique sur les boulevards
Quand on arrive en ville

Quand on arrive en ville
Tout l'monde change de trottoir
On n'a pas l'air viril
Mais on fait peur à voir
Des gars qui se maquillent
Ça fait rire les passants
Mais quand ils voient du sang
Sur nos lames de rasoirs

Ça fait...
Comme un éclair dans le brouillard
Quand on arrive en ville

Nous
Tout c'qu'on veut c'est être heureux
Être heureux avant d'être vieux
On n'a pas l'temps d'attendre d'avoir trente ans
Nous
Tout c'qu'on veut c'est être heureux
Être heureux avant d'être vieux
On prend tout c'qu'on peut prend en attendant

Quand on arrive en ville
On arrive de nulle part
On vit sans domicile
On dort dans des hangars

Le jour on est tranquille
On passe incognito
Le soir on change de peau
Et on frappe au hasard
Alors...
Préparez-vous pour la bagarre
Quand on arrive en ville

Quand la ville souterraine
Est plongée dans le noir
Les gens qui s'y promènent
Ressortent sur des brancards

On agit sans mobile
Ça vous parait bizarre
C'est p't'êt' qu'on est débile

C'est p't'êt' par désespoir
Du moins
C'est c'que disent les journaux du soir
Quand on arrive en ville

Quand viendra l'an 2000
On n'aura plus vingt ans

Si on vit pas maintenant
Demain il sera trop tard

Qu'est-ce qu'on va faire ce soir?
On va p't'êt' tout casser

Si vous allez danser
Ne rentrez pas trop tard
De peur...
Qu'on égratigne vos Jaguars...
Préparez-vous pour la bagarre
C'est la panique sur les boulevards...
Quand on arrive en ville

Quand on arrive en ville
Préparez-vous pour la bagarre
Quand on arrive en ville
Quand on arrive en ville
Quand on arrive en ville

Tags : Balavoine, starmania

Fabienne Thibeault

le 20/03/2008 à 15h58

Complainte de la serveuse automate

1978

Paroles : Luc Plamondon

Musique : Michel Berger

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Marie-Jeanne
J'ai pas d'mandé à v'nir au monde
J'voudrais seul'ment qu'on m'fiche la paix
J'ai pas envie d'faire comme tout l'monde
Mais faut bien que j'paye mon loyer...
J'travaille à l'Underground Café
J'suis rien qu'une serveuse automate
Ça m'laisse tout mon temps pour rêver
Même quand j'tiens plus d'bout sur mes pattes
J'suis toujours prête à m'envoler...
J'travaille à l'Underground Café

Un jour vous verrez
La serveuse automate
S'en aller
Cultiver ses tomates
Au soleil
Qu'est-ce que j'vais faire aujourd'hui ?
Qu'est-ce que j'vais faire demain ?
C'est c'que j'me dis tous les matins
Qu'est-ce que je vais faire de ma vie ?
Moi j'ai envie de rien
J'ai juste envie d'êt' bien

J'veux pas travailler
Juste pour travailler
Pour gagner ma vie
Comme on dit
J'voudrais seul'ment faire
Quelque chose que j'aime
J'sais pas c'que j'aime
C'est mon problème

De temps en temps j'gratte ma guitare
C'est tout c'que j'sais faire d'mes dix doigts
J'ai jamais rêvé d'être une star
J'ai seul'ment envie d'être moi
Ma vie ne me ressemble pas...
J'travaille à l'Underground Café

Y a longtemps qu'j'ai pas vu l'soleil
Dans mon univers souterrain
Pour moi tous les jours sont pareils
Pour moi la vie ça sert à rien
Je suis comme un néon éteint...
J'travaille à l'Underground Café

Un jour vous verrez
La serveuse automate
S'en aller
Cultiver ses tomates
Au soleil
Qu'est-ce que j'vais faire aujourd'hui ?
Qu'est-ce que j'vais faire demain ?
C'est c'que j'me dis tous les matins
Qu'est-ce que je vais faire de ma vie ?
Moi j'ai envie de rien
J'ai juste envie d'êt' bien

Un jour vous verrez
La serveuse automate
S'en aller
Cultiver ses tomates
Au soleil
Au soleil

Tags : starmania, Thibeault

Claude Dubois

le 20/03/2008 à 15h56

Le blues du Businessman

1978

Paroles : Luc Plamondon

Musique : Michel berger

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Zéro Janvier
J'ai du succès dans mes affaires
J'ai du succès dans mes amours
Je change souvent de secrétaire
J'ai mon bureau en haut d'une tour
D'où je vois la ville à l'envers
D'où je contrôle mon univers

J'passe la moitié de ma vie en l'air
Entre New York et Singapour
Je voyage toujours en première
J'ai ma résidence secondaire
Dans tous les Hilton de la Terre
J'peux pas supporter la misère

Foule
Au moins es-tu heureux

Zéro Janvier
J'suis pas heureux mais j'en ai l'air
J'ai perdu le sens de l'humour
Depuis qu'j'ai le sens des affaires
J'ai réussi et j'en suis fier
Au fond je n'ai qu'un seul regret
J'fais pas ce que j'aurais voulu faire

Foule
Qu'est-ce que tu veux mon vieux ?
Dans la vie on fait ce qu'on peut
Pas ce qu'on veut

J'aurais voulu être un artiste
Pour pouvoir faire mon numéro
Quand l'avion se pose sur la piste
À Rotterdam ou à Rio
J'aurais voulu être un chanteur
Pour pouvoir crier qui je suis
J'aurais voulu être un auteur
Pour pouvoir inventer ma vie
Pour pouvoir inventer ma vie

J'aurais voulu être un acteur
Pour tous les jours changer de peau
Et pour pouvoir me trouver beau
Sur un grand écran en couleur
Sur un grand écran en couleur
J'aurais voulu être un artiste
Pour avoir le monde à refaire
Pour pouvoir être un anarchiste
Et vivre comme ... un millionnaire
Et vivre comme ... un millionnaire

J'aurais voulu être un artiste
Pour pouvoir dire pourquoi j'existe
J'aurais voulu être un artiste
Pour pouvoir dire pourquoi j'existe

Tags : dubois, starmania

Monopolis

1978

Paroles : Luc Plamondon

Musique : Michel berger

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Marie-Jeanne
De New-York à Tokyo
Tout est partout pareil
On prend le même métro
Vers les mêmes banlieues
Tout le monde à la queue leu leu
Les néons de la nuit
Remplacent le soleil
Et sur toutes les radios
On danse le même disco
Le jour est gris, la nuit est bleue

Dans les villes de l'an 2000
La vie sera bien plus facile
On aura tous un numéro
Dans le dos
Et une étoile sur la peau
On suivra gaiement le troupeau
Dans les villes de l'an 2000

Monopolis
Il n'y aura plus d'étrangers
On sera tous des étrangers
Dans les rues de
Monopolis
Qui sont tous ces millions de gens?
Seuls...
Au milieu de...
Monopolis

Tags : Balavoine, starmania, Thibeault

Hélène Segara

le 20/03/2008 à 14h00

Un garçon pas comme les autres (Ziggy)

1978

Paroles : Luc Plamondon

Musique : Michel berger

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Marie-Jeanne
Ziggy il s'appelle Ziggy
Je suis folle de lui
C'est un garçon pas comme les autres
Mais moi je l'aime, c'est pas d'ma faute
Même si je sais
Qu'il ne m'aimera jamais

Ziggy il s'appelle Ziggy
Je suis folle de lui
La première fois que je l'ai vu
J'me suis j'tée sur lui dans la rue
J'lui ai seul'ment dit
Que j'avais envie de lui

Il était quatre heures du matin
J'étais seule et j'avais besoin
De parler à quelqu'un
Il m'a dit : "Viens prendre un café"
On s'est raconté nos vies
On a ri on a pleuré

Ziggy il s'appelle Ziggy
C'est mon seul ami
Dans sa tête il y a que d'la musique
Il vend des disques dans une boutique
On dirait qu'il vit
Dans une autre galaxie

Tous les soirs il m'emmène danser
Dans des endroits très très gais
Où il a des tas d'amis
Oui je sais il aime les garçons
Je devrais me faire une raison
Essayer de l'oublier ... mais

Ziggy il s'appelle Ziggy
Je suis folle de lui
C'est un garçon pas comme les autres
Et moi je l'aime c'est pas d'ma faute
Même si je sais
Qu'il ne m'aimera jamais

Tags : Segara, starmania

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