chez Roger - Les chansons que j'aime

Gilbert Bécaud

le 23/03/2008 à 09h51

Mé qué, mé qué

1953

Paroles : Charles Aznavour

Musique :Gilbert Bécaud

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  Le navire est à quai
Y a des tas de paquets
Des paquets posés sur le quai
Dans un petit troquet
D'un port Martiniquais
Une fille belle à croquer

Pleure dans les bras d'un garçon de couleur
Car il s'en va, il lui brise son cœur
Elle, dans un hoquet, lui tendant son ticket
Lui dit: "Cheri, que tu vas me manquer!"

Me que, me que, mais qu'est-ce que c'est?
Une histoire de tous les jours
Me que, me que, mais qu'est-ce que c'est?
Peut-être la fin d'un amour

La sirène brusqua
Leurs adieux delicats
Mais soudain tout se compliqua
La petite masqua
Un instant ses tracas
Pourtant son courage manqua

Elle dit: "J'ai peur, il ne faut pas partir
Vois-tu, mon cœur, sans toi je vais mourir!"
Le garçon expliqua qu'il fallait en tous cas
Qu'il parte et c'est pourquoi il embarqua

Me que, me que, mais qu'est-ce que c'est?
Une histoire de tous les jours
Me que, me que, mais qu'est-ce que c'est?
Peut-être la fin d'un amour

Les paquets embarqués
Le bateau remorqué
Lentement a quitté le quai
Ne soyez pas choqués
N'allez pas vous moquer
De ce que je vais expliquer

Regardant au port son bel amour à terre,
Pris de remords, il plongea dans la mer
Devant ce coup risqué par l'amour provoqué
Les requins ont resté interloqués

Me que, me que, mais qu'est-ce que c'est?
Une histoire de tous les jours
Me que, me que, mais qu'est-ce que c'est?
C'est l'aurore d'un nouveau jour
Qui est fait pour durer toujours
Car l'amour vient pour retrouver
L'amour...

Tags : Bécaud

Starmania

le 22/03/2008 à 20h20

J'ai mis en ligne toutes les chansons de


STARMANIA


Quand on arrive en ville (Balavoine)


Complainte de la serveuse automate (Thibeault)


Le blues du businessman (Dubois)


Monopolis (Thibeault/Balavoine)


Ziggy, un garçon pas comme les autres (Segara)


Banlieue Nord (Balavoine)


Les uns contre les autres (Maurane)


Le monde est stone (Thibeault)


SOS d'un terrien en détresse (Gregory)


Besoin d'amour (Gall)


Quand on a plus rien à perdre (Balavoine/Gall)


Pour voir et écouter l'ensemble, cliquez sur le tag "Starmania" au bas de cet article



 

Tags : starmania

Luis Mariano

le 22/03/2008 à 20h08

Extrait de l'opérette "Le chanteur de Mexico"

Rossignol de mes amours

1952

Paroles : Raymond Vincy

Musique : Francis Lopez

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Il était une fois une fille d'un roi
Au cœur plein de tristesse
Enfermée nuit et jour
Au sommet d'une tour
Elle pleurait toujours
Un jour, prenant son vol
Un gentil rossignol
Vint dire à la princesse
"Je t'apporte l'espoir"
C'est pour le revoir,
Qu'elle chante le soir :

Rossignol, rossignol de mes amours
Quand ton chant s'élèvera
Mon chagrin s'envolera
Et l'amour viendra peut-être
Ce soir, sous ma fenêtre
Reviens gentil rossignol

Le rossignol revint se poser
Sur la main de sa belle princesse
Elle le caressa puis elle l'embrassa
Et il se transforma
En un prince charmant
Qui devint le galant
De sa jolie maîtresse
Et c'est pourquoi depuis
Les filles du pays
Chantent toutes les nuits :

Rossignol, rossignol de mes amours
Dès que minuit sonnera,
Quand la lune brillera
Viens chanter sous ma fenêtre

Rossignol, rossignol de mes amours
Quand ton chant s'élèvera
Mon chagrin s'envolera
Et l'amour viendra peut-être
Ce soir, sous ma fenêtre
Reviens gentil rossignol


Tags : Mariano

Georges Brassens

le 22/03/2008 à 18h39

Cette chanson est précédée d'une longue interview de Georges Brassens qui parle de ses origines

La ballade des gens qui sont nés quelque part

1972

Paroles et musique : Georges Brassens

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C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être habités
Et c'est être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher
Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
Ou même de Montcuq il s'en flattent mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par
Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

C'est pas un lieu commun celui de leur connaissance
Ils plaignent de tout cœur les petits malchanceux
Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence
La présence d'esprit de voir le jour chez eux
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Mon dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes
Si on y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne
La race des gens du terroir des gens du cru
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n'aviez tiré du néant tous ces jobards
Preuve peut-être bien de votre inexistence
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Tags : Brassens

Mamaz

le 20/03/2008 à 21h20

Vous connaissez Mamaz ?

La critique dit que : Mamaz = Brassens + Renaud + Gainsbourg

Je m'suis fait léser

2006

Paroles et musique : Mamaz

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J'aurais pourtant du me douter
Qu'c'était pas à ma volupté
que la belle s'intéressait
mais plutôt à mon porte-monnaie
Faut dire qu'elle avait des atouts
A te mettre fanny au bar
Et qu'elle aurait pu dépouiller
n'importe quel blaireau en costard
J'avais choisi le mauvais moment
Pour m'habiller en conséquence
un fut à pinces chemise en soie
Bout de champ et plein d'éloquence
J'voulais taper dans la ligne de luxe
et me prendre pour un pacha
En conclusion si t'as pas un rond
Ben vaut mieux rester chez toi

Car je m'suis fait léser
avec un grand B
Dans l'histoire j'suis l'pont
avec un grand C
Je m'suis fait léser
Oh ! si vous saviez
J'suis qu'une tête de pion
avec un F comme pas s'y fier

Faut croire qu'suis vraiment pas malin
Car après une douzaine de verres
La belle de nuit au regard coquin
m'amène à l'hôtel le plus cher
Si tu loues une ou deux comme ça
J'en aurais qu'une dans ma vie
Que d'la suivre partout dans les bars
Autant miser sur celles de nuit
V'la qu'arrivés au quatre étoiles
Madame me fait sa mijorée
A peine le temps d'me mettre à poil
qu'un mal de tête vient l'assiéger
Mais là j'réalise un instant
Le prix d'cette pute de chambre d'hôtel
j'suis dégouté d'être aussi con
Et giron comme un manche de pelle

je m'suis fait léser
avec un grand B
Dans l'histoire j'suis l'pont
avec un grand C
Je m'suis fait léser
Oh ! si vous saviez
J'suis qu'une tête de pion
avec un F comme pas s'y fier

L'histoire est tellement pathétique
qu'il m'restait plus qu'le mini bar
pour oublier la belle cynique
qui m'avait ruiner au comptoir
J'en profite donc pour découvrir
des sensations artificielles
Et j'décide de mettre en chanson
l'histoire de cette blonde superficielle
Comme dans tous les contes d'enfants
Y a toujours besoin d'un couillon
Ce soir, j'écris aux gens bons fins
cette histoire pleine d'émotion
Faut dire qu'les femmes aiment les mots doux
Surtout écrits sur des biftons
Et qu'y a toujours devant l'apéro
Pour justifier leurs ambitions

 

Car je m'suis fait léser
avec un grand B
Dans l'histoire j'suis l'pont
avec un grand C
Je m'suis fait léser
Oh ! si vous saviez
J'suis qu'une tête de pion
avec un F comme pas s'y fier

Tags : Mamaz

Georges Brassens

le 20/03/2008 à 18h05

L'orage

1960

Paroles et Musique : Georges Brassens

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Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps
Le beau temps me dégoute et m'fait grincer les dents
Le bel azur me met en rage
Car le plus grand amour qui m'fut donné sur terr'
Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter
Il me tomba d'un ciel d'orage

Par un soir de novembre, à cheval sur les toits
Un vrai tonnerr' de Brest, avec des cris d'putois
Allumait ses feux d'artifice
Bondissant de sa couche en costume de nuit
Ma voisine affolée vint cogner à mon huis
En réclamant mes bons offices

" Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitié
Mon époux vient d'partir faire son dur métier
Pauvre malheureux mercenaire
Contraint d'coucher dehors quand il fait mauvais temps
Pour la bonne raison qu'il est représentant
D'un' maison de paratonnerres "

En bénissant le nom de Benjamin Franklin
Je l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins
Et puis l'amour a fait le reste
Toi qui sèmes des paratonnerr's à foison
Que n'en as-tu planté sur ta propre maison
Erreur on ne peut plus funeste

Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs
La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
Et recouvré tout son courage
Rentra dans ses foyers fair' sécher son mari
En m'donnant rendez-vous les jours d'intempérie
Rendez-vous au prochain orage

A partir de ce jour j'n'ai plus baissé les yeux
J'ai consacré mon temps à contempler les cieux
A regarder passer les nues
A guetter les stratus, à lorgner les nimbus
A faire les yeux doux aux moindres cumulus
Mais elle n'est pas revenue

Son bonhomm' de mari avait tant fait d'affair's
Tant vendu ce soir-là de petits bouts de fer
Qu'il était dev'nu millionnaire
Et l'avait emmenée vers des cieux toujours bleus
Des pays imbécil's où jamais il ne pleut
Où l'on ne sait rien du tonnerre

Dieu fass' que ma complainte aille, tambour battant
Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps
Auxquels on a t'nu tête ensemble
Lui conter qu'un certain coup de foudre assassin
Dans le mill' de mon cœur a laissé le dessin
D'un' petit' fleur qui lui ressemble

Tags : Brassens

Claude Nougaro

le 20/03/2008 à 17h55

Je suis sous

1964

Paroles : Claude Nougaro

Musique : Jacques Datin

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Je suis sous, sous, sous
Sous ton balcon
Comme Roméo
Oh Oh Marie-Christine
Je reviens comme l'assassin
Sur les lieux de son crime
Mais notre amour n'est pas mort
Hein ? dis-moi que non

Depuis que l'on s'est quitté
Je te jure que j'ai bien changé
Tu ne me reconnaîtrais plus
Et d'abord je ne bois plus

Je suis rond, rond, rond
Rongé d'remords
J'suis un salaud
Oh Oh Marie-Christine
Je t'en prie encore une fois
Montre-toi magnanime
Donne-moi une chance encore
Dis ! recommençons

En moi il y a du bon aussi
Ne m'fais pas plus noir que j'suis !

J'suis bourré, bourré, bourré
De bonn's intentions
J'ai trouvé du boulot
Oh Marie-Christine
C'est sérieux, j'ai balancé
Mon dictionnaire de rimes
Je n'écris plus de chansons
Non ! J'travaille pour de bon

Mes copains que tu n'aimais pas
Maintenant ils rigolent sans moi
D'ailleurs je t'les ai amenés
Tu n'as qu'à leur demander

On est sous, sous, sous
Sous ton balcon
Comme Roméo
Oh Oh Marie-Christine
Ne fais pas la sourde oreille
A ce cri unanime
Je t'en supplie, mon trésor
Réponds ! Réponds !
Marie-Christine
Ne me laisse pas seul

Bon ! Puisque c'est ça
J'vais me saoûler la gueule !

Tags : Nougaro

Jacques Brel

le 20/03/2008 à 16h38

Vesoul

(suivi d'une digression de Brel sur Faust, Don Juan et Don Quichotte)

1968

Paroles et Musique : Jacques Brel

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T'as voulu voir Vierzon
Et on a vu Vierzon
T'as voulu voir Vesoul
Et on on a vu Vesoul
T'as voulu voir Honfleur
Et on a vu Honfleur
T'as voulu voir Hambourg
Et on a vu Hambourg
J'ai voulu voir Anvers
Et on a revu Hambourg
J'ai voulu voir ta sœur
Et on a vu ta mère
Comme toujours

T'as plus aimé Vierzon
Et on a quitté Vierzon
T'as plus aimé Vesoul
Et on a quitté Vesoul
T'as plus aimé Honfleur
Et on a quitté Honfleur
T'as plus aimé Hambourg
Et on a quité Hambourg
T'as voulu voir Anvers
Et on n'a vu qu'ses faubourgs
Tu n'as plus aimé ta mère
Et on a quitté sa sœur
Comme toujours

Et je te le dis
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens
J'irai pas à Paris
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéeon
T'as voulu voir Paris
Et on a vu Paris
T'as voulu voir Dutronc
Et on a vu Dutronc
J'ai voulu voir ta sœur
J'ai vu le mont Valérien
T'as voulu voir Hortense
Elle était dans l'Cantal
J'ai voulu voir Byzance
Et on a vu Pigalle
À la gare Saint-Lazare
J'ai vu les Fleurs du Mal
Par hasard

T'as plus aimé Paris
Et on a quité Paris
T'as plus aimé Dutronc
Et on a quitté Dutronc
Maintenant je confonds ta sœur
Et le mont Valérien
De ce que je sais d'Hortense
J'irai plus dans l'Cantal
Et tant pis pour Byzance
Puisque j'ai vu Pigalle
Et la gare Saint-Lazare
C'est cher et ça fait mal
Au hasard

Et je te le redis chauffe Marcel
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens kaï kaï
Le voyage est fini
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéon

T'as voulu voir Vierzon
Et on a vu Vierzon
T'as voulu voir Vesoul
Et on on a vu Vesoul
T'as voulu voir Honfleur
Et on a vu Honfleur
T'as voulu voir Hambourg
Et on a vu Hambourg
J'ai voulu voir Anvers
Et on a revu Hambourg
J'ai voulu voir ta sœur
Et on a vu ta mère
Comme toujours

T'as plus aimé Vierzon
Et on a quitté Vierzon... chauffe... chauffe
T'as plus aimé Vesoul
Et on a quitté Vesoul
T'as plus aimé Honfleur
Et on a quitté Honfleur
T'as plus aimé Hambourg
Et on a quité Hambourg
T'as voulu voir Anvers
Et on n'a vu qu'ses faubourgs
Tu n'as plus aimé ta mère
Et on a quitté sa sœur
Comme toujours ... Chauffez les gars

Mais mais je te le reredis ... Kaï
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens
J'irai pas à Paris
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéon
T'as voulu voir Paris
Et on a vu Paris
T'as voulu voir Dutronc
Et on a vu Dutronc
J'ai voulu voir ta sœur
J'ai vu le mont Valérien
T'as voulu voir Hortense
Elle était dans l'Cantal
J'ai voulu voir Byzance
Et on a vu Pigalle
À la gare Saint-Lazare
J'ai vu les Fleurs du Mal
Par hasard

Tags : Brel

Daniel Balavoine

le 20/03/2008 à 16h01

Quand on arrive en ville

1978

Paroles : Luc Plamondon

Musique : Michel berger

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Quand tout l'monde dort tranquille
Dans les banlieues-dortoirs
On voit les zonards
Descendre sur la ville
Qui est-ce qui viole les filles
Le soir dans les parkings ?
Qui met l'feu aux building ?
Toujours les zonards
Alors...
C'est la panique sur les boulevards
Quand on arrive en ville

Quand on arrive en ville
Tout l'monde change de trottoir
On n'a pas l'air viril
Mais on fait peur à voir
Des gars qui se maquillent
Ça fait rire les passants
Mais quand ils voient du sang
Sur nos lames de rasoirs

Ça fait...
Comme un éclair dans le brouillard
Quand on arrive en ville

Nous
Tout c'qu'on veut c'est être heureux
Être heureux avant d'être vieux
On n'a pas l'temps d'attendre d'avoir trente ans
Nous
Tout c'qu'on veut c'est être heureux
Être heureux avant d'être vieux
On prend tout c'qu'on peut prend en attendant

Quand on arrive en ville
On arrive de nulle part
On vit sans domicile
On dort dans des hangars

Le jour on est tranquille
On passe incognito
Le soir on change de peau
Et on frappe au hasard
Alors...
Préparez-vous pour la bagarre
Quand on arrive en ville

Quand la ville souterraine
Est plongée dans le noir
Les gens qui s'y promènent
Ressortent sur des brancards

On agit sans mobile
Ça vous parait bizarre
C'est p't'êt' qu'on est débile

C'est p't'êt' par désespoir
Du moins
C'est c'que disent les journaux du soir
Quand on arrive en ville

Quand viendra l'an 2000
On n'aura plus vingt ans

Si on vit pas maintenant
Demain il sera trop tard

Qu'est-ce qu'on va faire ce soir?
On va p't'êt' tout casser

Si vous allez danser
Ne rentrez pas trop tard
De peur...
Qu'on égratigne vos Jaguars...
Préparez-vous pour la bagarre
C'est la panique sur les boulevards...
Quand on arrive en ville

Quand on arrive en ville
Préparez-vous pour la bagarre
Quand on arrive en ville
Quand on arrive en ville
Quand on arrive en ville

Tags : Balavoine, starmania

Fabienne Thibeault

le 20/03/2008 à 15h58

Complainte de la serveuse automate

1978

Paroles : Luc Plamondon

Musique : Michel Berger

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Marie-Jeanne
J'ai pas d'mandé à v'nir au monde
J'voudrais seul'ment qu'on m'fiche la paix
J'ai pas envie d'faire comme tout l'monde
Mais faut bien que j'paye mon loyer...
J'travaille à l'Underground Café
J'suis rien qu'une serveuse automate
Ça m'laisse tout mon temps pour rêver
Même quand j'tiens plus d'bout sur mes pattes
J'suis toujours prête à m'envoler...
J'travaille à l'Underground Café

Un jour vous verrez
La serveuse automate
S'en aller
Cultiver ses tomates
Au soleil
Qu'est-ce que j'vais faire aujourd'hui ?
Qu'est-ce que j'vais faire demain ?
C'est c'que j'me dis tous les matins
Qu'est-ce que je vais faire de ma vie ?
Moi j'ai envie de rien
J'ai juste envie d'êt' bien

J'veux pas travailler
Juste pour travailler
Pour gagner ma vie
Comme on dit
J'voudrais seul'ment faire
Quelque chose que j'aime
J'sais pas c'que j'aime
C'est mon problème

De temps en temps j'gratte ma guitare
C'est tout c'que j'sais faire d'mes dix doigts
J'ai jamais rêvé d'être une star
J'ai seul'ment envie d'être moi
Ma vie ne me ressemble pas...
J'travaille à l'Underground Café

Y a longtemps qu'j'ai pas vu l'soleil
Dans mon univers souterrain
Pour moi tous les jours sont pareils
Pour moi la vie ça sert à rien
Je suis comme un néon éteint...
J'travaille à l'Underground Café

Un jour vous verrez
La serveuse automate
S'en aller
Cultiver ses tomates
Au soleil
Qu'est-ce que j'vais faire aujourd'hui ?
Qu'est-ce que j'vais faire demain ?
C'est c'que j'me dis tous les matins
Qu'est-ce que je vais faire de ma vie ?
Moi j'ai envie de rien
J'ai juste envie d'êt' bien

Un jour vous verrez
La serveuse automate
S'en aller
Cultiver ses tomates
Au soleil
Au soleil

Tags : starmania, Thibeault

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