chez Roger - Les chansons que j'aime

Serge Lama et Lara Fabian

le 28/03/2008 à 21h48

Les ballons rouges

1967

Paroles : Serge Lama

Musique : Yves Gilbert

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 Je n'ai pas eu de ballon rouge
Quand j'étais gosse dans mon quartier
Dans ces provinces où rien ne bouge
Tous mes ballons étaient crevés
Je n'ai pas eu de vrai vacances
Seul, face à face avec la mer
Quand le cœur rythme la cadence
Des mouettes qui nagent dans l'air

{Refrain:}
J'ai rien d'mandé, je n'ai rien eu
J'ai rien donné, j'ai rien reçu

Je n'ai jamais joué aux billes
Quand j'étais gosse dans mon quartier
J'étais cloué dans ma famille
Comme un martyr à son bûcher
Je n'ai pas eu de promenade
Seul, face à face avec le vent
Je lisais le Marquis de Sade
Et j'aimais déjà les divans
{au Refrain}

Les fées n'étaient pas du voyage
Quand j'étais gosse dans mon quartier
Elles vivaient de leurs avantages
Elles étaient toutes syndiquées
Je n'ai pas vu dans les étoiles
Le carrosse de Cendrillon
La mienne avait une robe sale
Mais elle n'avait pas de chaussons
{au Refrain}

Pourtant j'avais déjà la chance
Quand j'étais gosse dans mon quartier
De ne pas attacher d'importance
A ce que les autres pensaient
Et je n'ai pas vu dans l'Histoire
Quelque guerrier ou quelque roi
Assoiffé de règne ou de gloire
Qui soit plus orgueilleux que moi

J'ai rien d'mandé, je n'ai rien eu
Mais j'ai fait ... ce que j'ai voulu ...

 

Tags : Fabian, Lama

Linda Lemay

le 28/03/2008 à 21h24

Des pieds et des mains


1999


Paroles et musique : Linda Lemay


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J'ai bien fait des pieds et des mains
Pour éviter qu'au petit matin
Sans exception depuis des mois
Tu ne te lèves de ce pied-là
C'matin, c'est un pied dans la bouche
Et c'est les deux mains dans les couches
Que j't'ai vu mettre le pied dehors...
Pendant des heures, j'ai fait l'pied d'grue
Avec mon cœur gros sur la main
Et de pied ferme j'ai attendu
Que tu reviennes, mais en vain
Ce soir, au pied de l'escalier,
Je n'ai vu venir que la brunante
C'est dur de monter me coucher
Sans te tenir la main courante
Cette main que tu t'es faite sur moi
Mets-la au cul d'qui tu voudras
Maintenant, ton pied, qu'tu l'prennes ou pas
J'm'en lave les mains
Même celle des deux que t'as demandée
Comme un gentleman à mon père
Je m'en vais me la savonner
Jusqu'à m'libérer l'annulaire
Faut qu'j'prenne mon courage à deux mains
Et que j'retombe sur mes pieds
Puisque c'est clair qu't'as levé les tiens
Et qu'tu t'les es pris quelque part
T'as sûrement sauté à pieds joints
Dans le premier lit d'occasion
Et tu as sûrement bien en main la situation
Ton piédestal a basculé
Et tu t'en sors avec rien
Oui c'est à moi qu'ça casse les pieds
A moi que ça fait du chagrin
D'imaginer la cendrillon
Qui a trouvé chaussure à son pied
En choisissant comme chausson
L'homme de seconde main que tu es...
J'mettrais bien ma main au feu
Qu'tu mets déjà la tienne aux fesses
Et au reste du corps pulpeux de ta princesse
Cette main dans laquelle je mangeais
Jusqu'à c'matin avant qu'tu partes
Alors qu'à tes pieds je dansais
Sur je n'sais plus quel pied de guerre
Je donnerais ma main à couper
Qu'ta main de maître a pris maîtresse
Une qui t'offre au pied levé un pied à terre
Une aux mains douces qui te fait
Un impeccable nœud d'cravate
Pendant qu'les mains sous l'robinet
Moi je m'libère... l'annulaire !


 

Tags : Lemay

Quelque chose de Tennessee

1985

Paroles et musique : Michel Berger

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{Intro féminine:}
"A vous autres, hommes faibles et merveilleux
Qui mettez tant de grâce à vous retirer du jeu
Il faut qu'une main posée sur votre épaule
Vous pousse vers la vie, cette main tendre et légère"

On a tous quelque chose en nous de Tennessee
Cette volonté de prolonger la nuit
Ce désir fou de vivre une autre vie
Ce rêve en nous avec ses mots à lui

Quelque chose de Tennessee
Cette force qui nous pousse vers l'infini
Y a peu d'amour avec tellement d'envie
Si peu d'amour avec tellement de bruit
Quelque chose en nous de Tennessee

Ainsi vivait Tennessee
Le cœur en fièvre et le corps démoli
Avec cette formidable envie de vie
Ce rêve en nous c'était son cri à lui

Quelque chose de Tennessee
Comme une étoile qui s'éteint dans la nuit
A l'heure où d'autres s'aiment à la folie
Sans un éclat de voix et sans un bruit
Sans un seul amour, sans un seul ami

Ainsi disparut Tennessee
A certaines heures de la nuit
Quand le cœur de la ville s'est endormi
Il flotte un sentiment comme une envie
Ce rêve en nous avec ses mots à lui

Quelque chose de Tennessee
Oh oui Tennessee
Y a quelque chose en nous de Tennessee

Tags : Berger, Hallyday, Mas

Gilbert Bécaud

le 26/03/2008 à 15h36

Quand tu danses

1953

Paroles : Pierre Delanoé

Musique : Gilbert Bécaud, F.Gérald

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{Refrain:}
Quand tu danses, danses, danses devant moi
Je sens mon cœur qui bat
Au rythme de tes pas
Quand tu danses, danses, danses devant moi
Je sens la vie, la vie qui va
Et je pense, pense, pense que jamais
Jamais tu ne devrais t'arrêter de danser
Alors danse, danses, danse devant moi
Je t'en supplie, n'arrête pas

1 - J'ai besoin ce soir de tout oublier
J'ai besoin de te regarder danser
La cadence,-dence, -dence- de tes pas
Me grise et je ne sens plus autre chose en moi
Qu'un immense, -mense, -mense, feu de joie
Brûlant mon corps de haut en bas !
Dans ma tête en feu
Je sens peu à peu
La folie qui m'envahit
Et me trouble les yeux
Et je ne vois plus
Que tes jambes nues
Sarabande de légende
Monde merveilleux
Tes yeux
{au Refrain}

2 - L'assemblée à dévoré le veau gras
Et l'alcool commence à faire du dégât
L'alcool qui coule, coule à flots
Des corps qui roulent au fond des ruisseaux
Et tu danses, danses, danses devant moi
Je sens mon cœur qui bat, qui bat
Et du danses, danses devant moi
Je t'en supplie n'arrête pas
N'arrête pas !

Tags : Bécaud

Chez moi

1974

Paroles : Serge Lama

Musique : Alice Dona

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Viens, laisse un peu tomber tes poupées
A ton âge il faut s'en aller
Je sais que tes parents sont très gentils
Mais eux, à ton âge, ils étaient partis.

Viens, je ne suis pas encore très vieux
J'ai la passion au fond des yeux
Et j'ai besoin d'un cœur tendre à aimer
Oh oui, j'ai besoin de te protéger

J'ai tellement d'amour à te donner

Chez moi, iy a des canapés où je bercerai toutes tes poupées
Chez moi, je t'installerai le marché aux fleurs pour te parfumer
Chez moi t'auras des violons pendus au balcon pour te faire danser
Chez moi tu retrouveras tout ce que tu as si peur de quitter

Viens, laisse un peu tomber tes poupées
Laisse tes livres et tes cahiers
La vie, tu sais, ça s'apprend au dehors
D'ailleurs, je sais que quelquefois tu sors

Viens, j'ai peur que ton cœur prenne froid
J'ai peur qu'un jeune maladroit
Te fasse mal sans le vouloir vraiment
Oh oui, méfie-toi des jeunes amants

Qui ont le cœur coupant comme un diamant

Chez moi, les tigres sont morts, y a un chat qui dort, un chien pas méchant
Chez moi, tu auras le choix entre aimer un roi ou bien un mendiant
Tu vois, mes ongles sont courts, je peux pas griffer même par amour
Chez moi, pour tes insomnies, même en pleine nuit, je ferai grand jour

Chez moi, y a des berceaux blancs, ou tous nos enfants s'endorment déjà
Tu vois tout ce que tu veux, tout ce que tu as, est déjà chez moi

Tags : Brillant, Lama, Lavoine

France Gall

le 25/03/2008 à 22h04

Ma déclaration

1974

Paroles et musique : Michel Berger

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Quand je suis seule et que je peux rêver
Je rêve que je suis dans tes bras
Je rêve que je te fais tout bas
Une déclaration, ma déclaration

Quand je suis seule et que je peux inventer
Que tu es là tout près de moi
Je peux m'imaginer tout bas
Une déclaration, ma déclaration

Juste deux ou trois mots d'amour
Pour te parler de nous
Deux ou trois mots de tous les jours
C'est tout

Je ne pourrai jamais te dire tout ça
Je voudrais tant mais je n'oserai pas
J'aime mieux mettre dans ma chanson
Une déclaration, ma déclaration

Une déclaration, ma déclaration
Juste deux ou trois mots d'amour
Pour te parler de nous
Deux ou trois mots de tous les jours
C'est tout

Quand je suis seule et que je peux rêver
Je rêve que je suis dans tes bras
Je rêve que je te fais tout bas
Une déclaration, ma déclaration

Je veux des souvenirs avec toi,
Des images avec toi,
Des voyages avec toi
Je me sens bien quand tu es là
Une déclaration, ma déclaration

J'aime quand tu es triste
Et que tu ne dis rien
Je t'aime quand je te parle
Et que tu ne m'écoutes pas
Je me sens bien, quand tu es là
Une déclaration, ma déclaration

Michel Sardou

le 25/03/2008 à 21h55

Les ricains

1967

Paroles : Michel Sardou

Musique : Guy Magenta

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Si les Ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi,
A saluer je ne sais qui.

Bien sûr les années ont passé.
Les fusils ont changé de mains.
Est-ce une raison pour oublier
Qu'un jour on en a eu besoin ?

Un gars venu de Géorgie
Qui se foutait pas mal de toi
Est v'nu mourir en Normandie,
Un matin où tu n'y étais pas.

Bien sûr les années ont passé.
On est devenus des copains.
A l'amicale du fusillé,
On dit qu'ils sont tombés pour rien.

Si les Ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi,
A saluer je ne sais qui.

Tags : Sardou

Claude François

le 25/03/2008 à 17h50

Belles, belles, belles

1962

Paroles : Claude François

Musique : P. Everley

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Un jour mon père me dit fiston
J' te vois sortir le soir
A ton âge il y a des choses
Qu'un garçon doit savoir
Les filles tu sais méfies-toi
C'est pas c' que tu crois

Elles sont toutes
Belles belles belles comme le jour
Belles belles belles comme l'amour

Elles te rendront fou de joie
Fou de douleur mais crois moi
Mais plus fou d'elles de jour en jour
Puis des filles de plus en plus
Tu vas en rencontrer
Peut-être même qu'un soir
Tu oublieras de rentrer
Plus t'en verras, plus t'en auras
Et plus tu comprendras
Dans ces moments, tu te souviendras
Que ton vieux père disait

Elles sont toutes
Belles belles belles comme le jour
Belles belles belles comme l'amour

Elles te rendront fou de joie
Fou de douleur mais crois moi
Plus fou d'elles d'elles d'elles de jour en jour
Un jour enfin tu la verras
Tu n' peux pas te tromper
Tu voudras lui dire je t'aime
Mais tu n' pourras plus parler
En un clin d'œil vous s' rez unis
Pour le pire et le meilleur
Mais tu tiendras là, le vrai bonheur
Aux yeux de ton cœur

Elle sera
Belle belle belle comme le jour
Belle belle belle comme l'amour

Comme j'ai dit à ta maman
Tu lui diras en l'embrassant
Tu es, belle belle belle comme le jour
Belle belle belle comme l'amour
Belle belle belle comme le jour

Tags : François

Anis

le 23/03/2008 à 11h16

Intégration

2005

Paroles et musique : Anis

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J'ai un problème d'intégration
Un don certain pour l'imperfection
Un jour sur deux une grosse tête de con
Et je contrôle pas toujours mes pulsions
J'suis pas un robot multifonctions
J'ai pas de raison de me jeter du pont
Bébé, j'suis pas un de tes héros de films d'action
Et on n'a pas forcément la même opinion
On n'a pas que des atomes crochus
J't'ai plu puis déplu, ébloui, déçu
Tu t'es dit quel peigne-cul
On s'est perdu de vue
Et t'es partie dans la rue
Pis on a rangé ça dans le tiroir de notre vécu
C'était pas Disneyland et pis c'est tant mieux
Quand c'est trop mielleux, souvent c'est douteux
Ca mène au foireux, à te rendre fou furieux
Mais j'suis pas blasé, j'aime encore ce jeu

{Refrain:}
Et j't'aime bien quand même et tu m'aimes bien quand même oh
J't'aime bien quand même et tu m'aimes bien quand même eh
J'm'aime bien quand même et tu t'aimes bien quand même eh
Tu t'aimes bien quand même et j'm'aime bien quand même
Qu'est ce qu'on s'aime quand même oh yé {x2}
Qu'est ce qu'on s'aime s'aime s'aime s'aime s'aime quand même

On doit vivre avec nos frustrations
On est tous dépendants du pognon
Y a un grave problème de pollution
On peut l'régler mais non
Pis c'est pas tous les jours drôle comme «facile à chanter»
Ça donne envie d'se barrer
D'se battre ou bien d'pleurer
J'ai du mal à respirer
Véner comme un nouveau-né
Pour m'exprimer j'ai l'habitude de brailler
Ça m'pose un problème de communication
A mes proches un problème de compréhension
C'qui nous mène à cette situation
Où l'on perd toute motivation
J'ai un problème d'intégration
Peu d'résistance à la pression
Mais j'demande aucune compassion
Pour mes problèmes de digestion

{au Refrain}

On s'aime quand même,

{au Refrain}

On s'aime quand même.

Tags : Anis

Dario Moreno

le 23/03/2008 à 10h03

Extrait de l'opéra-bouffe : La vie Parisienne

Le rondeau du Brésilien

1866

Paroles : Henri Meilhac, Ludovic Halévy

Musique : Jacques Offenbach

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Je suis Brésilien, j'ai de l'or,
Et j'arrive de Rio-Janeire
Plus riche aujourd'hui que naguère,
Paris, je te reviens encor !

Deux fois je suis venu déjà,
J'avais de l'or dans ma valise,
Des diamants à ma chemise,
Combien a duré tout cela ?
Le temps d'avoir deux cents amis
Et d'aimer quatre ou cinq maîtresses,
Six mois de galantes ivresses,
Et plus rien ! Ô Paris ! Paris !
En six mois tu m'as tout raflé,
Et puis, vers ma jeune Amérique,
Tu m'as, pauvre et mélancolique,
Délicatement remballé !
Mais je brûlais de revenir,
Et là-bas, sous mon ciel sauvage,
Je me répétais avec rage :
Une autre fortune ou mourir !
Je ne suis pas mort, j'ai gagné
Tant bien que mal des sommes folles,
Et je viens pour que tu me voles
Tout ce que là-bas j'ai volé !

Je suis Brésilien, j'ai de l'or,
Et j'arrive de Rio-Janeire
Vingt fois plus riche que naguère,
Paris, je te reviens encor !

Ce que je veux de toi, Paris,
Ce que je veux, ce sont tes femmes,
Ni bourgeoises, ni grandes dames,
Mais les autres... l'on m'a compris!
Celles que l'on voit étalant
Sur le velours de l'avant-scène
Avec des allures de reine
Un gros bouquet de lilas blancs ;
Celles dont l'oeil froid et câlin
En un instant jauge une salle,
Et va cherchant de stalle en stalle
Un successeur à ce gandin,
Qui plein de chic, mais indigent,
Au fond de sa loge se cache,
Et dit en mordant sa moustache
Où diable trouver de l'argent ?
De l'argent ! Moi j'en ai ! Venez !
Nous le mangerons mes poulettes,
Puis après, je ferai des dettes,
Tendez vos deux mains et prenez !

Je suis Brésilien, j'ai de l'or,
Et j'arrive de Rio-Janeire
Vingt fois plus riche que naguère,
Paris, je te reviens encor !

Hurrah ! je viens de débarquer,
Mettez vos faux cheveux, cocottes !
J'apporte à vos blanches quenottes
Toute une fortune à croquer !
Le pigeon vient ! Plumez, plumez...
Prenez mes dollars, mes bank-notes,
Ma montre, mon chapeau, mes bottes,
Mais dites-moi que vous m'aimez !
J'agirai magnifiquement,
Mais vous connaissez ma nature,
Et j'en prendrai, je vous le jure,
Oui, j'en prendrai pour mon argent.

Je suis Brésilien, j'ai de l'or,
Et j'arrive de Rio-Janeire
Vingt fois plus riche que naguère,
Paris je te reviens encor !

Tags : Moreno

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