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chez Roger - Les chansons que j'aime

Francis Cabrel

le 07/08/2011 à 22h06

 La dame de Haute-Savoie

1980

Paroles et musique : Francis Cabrel

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Quand je serai fatigué
De sourire à ces gens qui m'écrasent,
Quand je serai fatigué
De leur dire toujours les mêmes phrases,
Quand leurs mots voleront en éclats,
Quand il n'y aura plus que des murs en face de moi,
J'irai dormir chez la dame de Haute-Savoie.

Quand je serai fatigué
D'avancer dans les brumes d'un rêve,
Quand je serai fatigué
D'un métier où tu marches ou tu crèves,
Lorsque demain ne m'apportera,
Que les cris inhumains d'une meute aux abois,
J'irai dormir chez la dame de Haute-Savoie.
Il y a des étoiles qui courent

Dans la neige autour de son chalet de bois,
Y'a des guirlandes qui pendent du toit,
Et la nuit descend sur les sapins blancs,
Juste quand elle frappe des doigts.

Quand j'aurai tout donné
Tout écrit, quand je n'aurai plus ma place,
Au lieu de me jeter
Sur le premier Jésus-Christ qui passe,
Je prendrai ma guitare avec moi,
Et peut-être mon chien s'il est encore là,
Et j'irai dormir chez la dame de Haute-Savoie.

Tags : Cabrel

Barbara

le 05/08/2011 à 20h39

 Nantes

1963

Paroles et musique : Barbara

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Il pleut sur Nantes, donne-moi ta main.
Le ciel de Nantes rend mon coeur chagrin

Un matin comme celui-là,
Il y a juste un an déjà,
La ville avait ce teint blafard,
Lorsque je sortis de la gare.
Nantes m'était alors inconnu,
Je n'y étais jamais venue.
Il avait fallu ce message
Pour que je fasse le voyage:
"Madame, soyez au rendez-vous,
25, rue de la Grange-aux-Loups.
Faites vite, il y a peu d'espoir;
Il a demandé à vous voir."

A l'heure de sa dernière heure,
Après bien des années d'errance,
Il me revenait en plein coeur,
Son cri déchirait le silence.
Depuis qu'il s'en était allé,
Longtemps je l'avais espéré;
Ce vagabond, ce disparu,
Voilà qu'il m'était revenu.
25, rue de la Grange-aux-Loups,
Je m'en souviens du rendez-vous,
Et j'ai gravé dans ma mémoire
Cette chambre au fond d'un couloir.

Assis près d'une cheminée,
J'ai vu quatre hommes se lever.
La lumière était froide et blanche,
Ils portaient l'habit du dimanche.
Je n'ai pas posé de questions
A ces étranges compagnons.
J'ai rien dit, mais à leurs regards
J'ai compris qu'il était trop tard.
Pourtant j'étais au rendez-vous,
25, rue de la Grange-aux-Loups,
Mais il ne m'a jamais revu:
Il avait déjà disparu.

Voilà, tu la connais, l'histoire:
Il était revenu un soir,
Et ce fut son dernier voyage,
Et ce fut son dernier rivage.
Il voulait avant de mourir
Se réchauffer à mon sourire,
Mais il mourut à la nuit même
Sans un adieu, sans un "je t'aime".
Au chemin qui longe la mer,
A l'ombre de jardin de pierres,
Je l'ai couché dessous les roses,
Je sais que tranquille il repose.
Mon père, mon père.

Il pleut sur Nantes, et je me souviens.
Le ciel de Nantes rend mon coeur chagrin.

Tags : Barbara

Sylvie Vartan

le 04/08/2011 à 22h35

 La chanteuse a vingt ans

1973

Paroles : Serge Lama

Musique : Alice Dona

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Elle arrive à huit heures, personne n'est encore là
Elle ferme à double tour sa loge et la voilà
Qui d'un air attendri sourit à son miroir
Ça fait bientôt trente ans qu'elle fait ça tout les soirs.

Puis elle prend son visage à deux mains
Le caresse comme si ça n'était plus le sien
Puis elle prends les fards et les crayons
Se dessine un sourire avec application
Les faux cils, la longue robe noire
Les souliers de satin, la perruque d'argent
Maintenant la chanteuse a vingt ans

Puis elle rentre en écartant les bras
Comme si elle rentrait pour la première fois
Puis elle chante avec cette voix-là
Comme disent les journeaux qu'on ne remplace pas
Elle sourit avec ce sourire-là
Qui n'appartient qu'à elle et que nous aimons tant
Maintenant la chanteuse a vingt ans

Puis elle sort épuisée, son maquillage fond
Elle répond d'un air triste à deux ou trois questions
Elle s'habille en civil et rentre dans l'auto
Puis s'endort sur l'épaule de son imprésario

Elle revoit l'Alcazar et Deauville
A l'époque où les hommes étaient encore dociles
Elle revoit même ce petit chanteur
Sacrifiant son cachet pour lui offrir des fleurs
Elle revoit ces amoureux transis
Qui jetaient dans son lit des colliers de diamant
Maintenant la chanteuse a vingt ans

Puis elle rentre en écartant les bras
Comme si elle rentrait pour la première fois
Puis elle chante avec cette voix-là
Comme disent les journeaux qu'on ne remplace pas
Elle sourit avec ce sourire-là
Qui n'appartient qu'à elle et que nous aimons tant
Maintenant la chanteuse a vingt ans

Puis elle rentre en écartant les bras
Comme si elle rentrait pour la dernière fois
Elle se plaint avec cette voix-là
Comme disent les journeaux qu'on ne remplacera pas
Puis elle pleure avec ce sourire-là
Qui n'appartient qu'à elle et que nous aimons tant
Maintenant la chanteuse a vingt ans

Tags : Dona, Lama, Vartan

Charles

le 02/08/2011 à 20h30

 A la porte du garage

1956

Paroles et musique : Charles Trenet

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Aux environs des belles années mille neuf cent dix,
Lorsque le monde découvrait l'au-to-mobile,
Une pauvre femme abandonnée avec ses fils
Par son mari qui s'était enfui à la ville
Dans une superbe Panhard et Levassor
Qu'il conduisait en plein essor
Lui écrivait ces mots d'espoir
En pensant que, peut-être, un soir,
Il reviendrait, tout comme avant,
Au lieu de partir dans le vent.

REFRAIN:
Je t'attendrai à la porte du garage.
Tu paraîtras dans ta superbe auto.
Il fera nuit mais, avec l'éclairage,
On pourra voir jusqu'au flanc du coteau.
Nous partirons sur la route de Narbonne.
Toute la nuit, le moteur vrombira
Et nous verrons les tours de Carcassonne
Se profiler à l'horizon de Barbaira.
Le lendemain, toutes ces randonnées
Nous conduirons peut-être à Montauban,
Et pour finir cette belle journée,
Nous irons nous asseoir sur un banc.

L'époux volage, hélas, ne revint pas si tôt,
Escamoté par son nuage de poussière,
Courant partout: Nice Paris, Paris Bordeaux,
Sans se soucier de sa famille dans l'ornière.
Il courut ainsi pendant plus de quarante ans
Et puis, un jour, tout repentant,
Il revint voir sa belle d'antan
Qui avait appris à ses enfants
Ce refrain que, les larmes aux yeux,
Ils répétaient aux deux bons vieux.

Ah quel bonheur, à la porte du garage,
Quand tu parus dans ta superbe auto, (papa)
Il faisait nuit mais, avec l'éclairage,
On pouvait voir jusqu'au flanc du coteau.
Demain, demain, sur la route de Narbonne,
Tout comme jadis, heureux, tu conduiras
Et nous verrons les tours de Carcassonne
Se profiler à l'horizon de Barbaira.
Pour terminer ce voyage de poète
Et pour fêter ce retour du passé,
Nous te suivrons tous deux à bicyclette
En freinant bien pour ne pas te dépasser,
En freinant bien pour ne pas te dépasser.

Tags : Trenet

Salvatore Adamo

le 01/08/2011 à 21h02

 Mes mains sur tes hanches

1965

Paroles et musique : Salvatore Adamo

_______________________

Soit pas fâchée si je te chante,
Les souvenirs de mes quinze ans
Ne boude pas si tu es absente
De mes rêveries d'adolescent
Ces amourettes insignifiantes
Ont préparé un grand amour
Et c'est pourquoi je te les chante
Et les présente tour à tour.
Oui c'est pourquoi je te les chante
Et les présente tour à tour.

Mais laisse mes mains sur tes hanches,
Ne fais pas ces yeux furibonds
Oui tu l'auras ta revanche,
Tu seras ma dernière chanson...

Dans chaque fille que j'ai connue
C'est un peu toi que je cherchais
Quand dans mes bras je t'ai tenue
Moi je tremblais, je comprenais.
Que tu es sortie d'une fable
Pour venir habiter mon rêve
Et ce serait bien regrettable
Que notre amour ainsi s'achève
Oui ce serait bien regrettable
Que notre amour ainsi s'achève

Mais laisse mes mains sur tes hanches,
Ne fais pas ces yeux furibonds
Oui tu l'auras ta revanche,
Tu seras ma dernière chanson...

Laisse mes mains sur tes hanches,
Ne fais pas ces yeux furibonds
Oui tu l'auras ta revanche,
Tu seras ma dernière chanson...

Tags : Adamo

Renaud

le 01/08/2011 à 20h24

 Laisse Béton

1976

Paroles et musique : Renaud Séchan

J'étais tranquille j'étais peinard
Accoudé au flipper
Le type est entré dans le bar
A commandé un jambon beurre
Et y s'est approché de moi
Et y m'a regardé comme ça:

"T'as des bottes
Mon pote
Elles me bottent
J'parie qu'c'est des santiags
Viens faire un tour dans l'terrain vague
J'vais t'apprendre un jeu rigolo
A grands coups de chaines de vélo
J'te fais tes bottes à la baston"

Moi j'lui dis: "laisse béton"

Y m'a filé une beigne
J'lui ai filé une torgnolle
Y m'a filé une châtaigne
J'lui ai filé mes groles

J'étais tranquille j'étais pénard
Accoudé au comptoir
Le type est entré dans le bar
A commandé un café noir
Pis y m'a tapé sur l'épaule
Puis y m'a r'gardé d'un air drôle:

"T'as un blouson
Mecton
L'est pas bidon
Moi j'me les gèle sur mon scooter
Avec ça j's'rai un vrai rocker
Viens faire un tour dans la ruelle
J'te montrerai mon Opinel
J'te chourav'rai ton blouson"

Moi j'lui dis: "Laisse béton"

Y m'a filé une beigne
J'lui ai filé un marron
Y m'a filé une châtaigne
J'ui ai filé mon blouson

J'étais tranquille j'étais pénard
Je réparais ma mobylette
Le type a surgi sur l'boul'vard
Sur sa grosse moto super chouette
S'est arrêté l'long du trottoir
Et m'a regardé d'un air bête:

"T'as l'même blue jean
Que James Dean
T'arrêtes ta frime
J'parie qu'c'est un vrai Lévis Strauss
Il est carrément pas craignos
Viens faire un tour derrière l'église
Histoire que je te dévalise
A grands coups de ceinturon"

Moi j'lui dis:"Laisse béton"

Y m'a filé une beigne
J'lui ai filé une mandale
Y m'a filé une châteigne
J'lui ai filé mon futal

La morale de cette pauvre histoire
C'est qu'quand t'es tranquille et peinard
Faut pas trop traîner dans les bars
A moins d'être fringuer en costard
Quand à la fin d'une chanson
Tu t'retrouve à poil sans tes bottes
Faut avoir d'l'imagination
Pour trouver une chute rigolote.

 

Tags : Renaud

Claude Nougaro

le 30/07/2011 à 11h45

 

Je suis sous

Paroles et musique : Claude Nougaro

1964

Je suis sous, sous, sous
Sous ton balcon
Comme Roméo
Oh Oh Marie-Christine
Je reviens comme l'assassin
Sur les lieux de son crime
Mais notre amour n'est pas mort
Hein ? dis-moi que non

Depuis que l'on s'est quitté
Je te jure que j'ai bien changé
Tu ne me reconnaîtrais plus
Et d'abord je ne bois plus

Je suis rond, rond, rond
Rongé d'remords
J'suis un salaud
Oh Oh Marie-Christine
Je t'en prie encore une fois
Montre-toi magnanime
Donne-moi une chance encore
Dis ! recommençons

En moi il y a du bon aussi
Ne m'fais pas plus noir que j'suis !

J'suis bourré, bourré, bourré
De bonn's intentions
J'ai trouvé du boulot
Oh Marie-Christine
C'est sérieux, j'ai balancé
Mon dictionnaire de rimes
Je n'écris plus de chansons
Non ! J'travaille pour de bon

Mes copains que tu n'aimais pas
Maintenant ils rigolent sans moi
D'ailleurs je t'les ai amenés
Tu n'as qu'à leur demander

On est sous, sous, sous
Sous ton balcon
Comme Roméo
Oh Oh Marie-Christine
Ne fais pas la sourde oreille
A ce cri unanime
Je t'en supplie, mon trésor
Réponds ! Réponds !
Marie-Christine
Ne me laisse pas seul

Bon ! Puisque c'est ça
J'vais me saoûler la gueule !

Tags : Nougaro

Léo Ferré

le 26/07/2011 à 20h12

C'est extra

1969

Paroles et musique : Léo Ferré

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Une robe de cuir comme un fuseau
Qu'aurait du chien sans l'faire exprès
Et dedans comme un matelot
Une fille qui tangue un air anglais
C'est extra
Un moody blues qui chante la nuit
Comme un satin de blanc d'marié
Et dans le port de cette nuit
Une fille qui tangue et vient mouiller

C'est extra c'est extra
C'est extra c'est extra

Des cheveux qui tombent comme le soir
Et d'la musique en bas des reins
Ce jazz qui d'jazze dans le noir
Et ce mal qui nous fait du bien
C'est extra
Ces mains qui jouent de l'arc-en-ciel
Sur la guitare de la vie
Et puis ces cris qui montent au ciel
Comme une cigarette qui brille

C'est extra c'est extra
C'est extra c'est extra

Ces bas qui tiennent hauts perchés
Comme les cordes d'un violon
Et cette chair que vient troubler
L'archet qui coule ma chanson
C'est extra
Et sous le voile à peine clos
Cette touffe de noir jésus
Qui ruisselle dans son berceau
Comme un nageur qu'on attend plus

C'est extra c'est extra
C'est extra c'est extra

Une robe de cuir comme un oubli
Qu'aurait du chien sans l'faire exprès
Et dedans comme un matin gris
Une fille qui tangue et qui se tait
C'est extra
Les moody blues qui s'en balancent
Cet ampli qui n'veut plus rien dire
Et dans la musique du silence
Une fille qui tangue et vient mourir

C'est extra
C'est extra
C'est extra
C'est extra

Tags : Ferré

Michel Jonasz

le 23/07/2011 à 18h43

 La boîte de Jazz

1985

Paroles et musique : Michel Jonasz

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Un peu parti un peu naze
Je descends dans la boite de jazz
Histoire d'oublier un peu
Le cours de ma vie
Les gas me regardent énervés

CHOEUR:
C'est pas un habitué
Sûrement pas un amoureux de Dizzy

L'orchestre s'installe
Des professionnels

CHOEUR:
Come on boy

Et c'est moi qu'ils interpellent

CHOEUR: Hé Gus tu connais Charlie Mingus
SOLISTE: Par coeur, je le connais par coeur
CHOEUR: Hé fils le nom de Davis
SOLISTE: Aussi je le connais aussi
J'aime tous les succès de Duke Ellington
tous les standards d'Oscar Peterson
De Lionel Hampton de Scott Hamilton
De Duke Ellington
CHOEUR: OK OK OK OK

J'avance doucement et je rase
Les murs de la boîte de jazz
Pour arriver pétrifié
Jusque... la scène
Dans un coin un orgue m'attire
Ça y'et je transpire
Timidité surhumaine
Et si c'était la chance
De ma vie
Je me lance allez tant pis

CHOEUR: Hé Gus tu connais Charlie Mingus
SOLISTE: Par coeur, je le connais par coeur
CHOEUR: Hé fils tu joues comme Jimmy Smith
SOLISTE: Merci c'est sympa merci

J'aime tous les succès de Duke Ellington
tous les standards d'Oscar Peterson
De Lionel Hampton de Scott Hamilton
De Duke Ellington, de Mahalia Jackson

J'aime tous les succès de Duke Ellington
tous les standards d'Oscar Peterson
De Lionel Hampton de Scott Hamilton
De Duke Ellington, de Mahalia Jackson
De Charles Thomson
De Mac Pherson
D'Oscar Peterson

CHOEUR: OK OK OK OK

Un peu parti un peu naze
Je sors de la boîte de jazz
Histoire de reprendre un peu
Le cours de ma vie.

Tags : Jonasz

Antoine

le 20/07/2011 à 20h18

 Je l'appelle Canelle

1967

Paroles et musique : Antoine

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Je l'appelle Canelle
Parce que son corps est bronzé
Je l'appelle Canelle
Parce que ses cheveux sont dorés
Je l'appelle Canelle
Parce que sa peau est sucrée
Si vous voulez savoir
Comment je le sais
C'est parce que je l'ai goûtée

J'ai un oiseau qui chante
En frétillant des ailes
J'ai un oiseau qui chante
Rien que pour toi ma Canelle
J'ai un oiseau qui chante
Sans jamais se lasser
Si tu veux entendre mon oiseau
Viens chez moi au plus tôt

Aller
Pap pap pa la ta da
Pap pap pa la la
Pap pap pa la ta da...
Pap pap pa la la
Pap pap pa la ta da
Pap pap pa la la
Pap pap pa la ta da
Pap pap pa la la

J'ai emmené Canelle
Dans mon bel appartement
J'ai installé Canelle
Dans mon grand lit tout blanc
J'ai installé Canelle
Dans ma vie pour très longtemps
Si je ne l'ai pas présentée à mes parents
C'est parce qu'elle n'a que quinze ans

Je l'appelle Canelle
Parce que son corps est bronzé
Je l'appelle Canelle
Parce que ses cheveux sont dorés
Pa la ta pa di tou di da da
Parce que sa peau est sucrée
Si vous voulez savoir
Comment je le sais
C'est parce que je l'ai goûtée

Tags : Antoine