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chez Roger - Les chansons que j'aime

Julie Pietri

le 09/08/2008 à 18h29

La vie ne m'apprend rien

1980

Paroles et Musique : Daniel Balavoine

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Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments
Ou me montrer ce qu'il faut faire pour être grand
Qui peut changer ce que je porte dans mon sang

Qui a le droit de m'interdire d'être vivant
De quel côté se trouvent les bons ou les méchants
Leurs évangiles ont fait de moi un non-croyant

La vie ne m'apprend rien
Je voulais juste un peu parler, choisir un train
La vie ne m'apprend rien
J'aimerai tellement m'accrocher, prendre un chemin
Prendre un chemin

Mais je n'peux pas, je n'sais pas
Et je reste planté là
Les lois ne font plus les hommes
Mais quelques hommes font la loi
Et je n'peux pas, je n'sais pas
Et je reste planté là

À ceux qui croient que mon argent endort ma tête
Je dis qu'il ne suffit pas d'être pauvre pour être honnête
Ils croient peut-être que la liberté s'achète

Que reste-t-il des idéaux sous la mitraille
Quand les prêcheurs sont à l'abri de la bataille
La vie des morts n'est plus sauvée par des médailles

La vie ne m'apprend rien
Je voulais juste un peu parler, choisir un train
La vie ne m'apprend rien
J'aimerai tellement m'accrocher, prendre un chemin
Prendre un chemin

Mais je n'peux pas, je n'sais pas
Et je reste planté là
Les lois ne font plus les hommes
Mais quelques hommes font la loi
Et je n'peux pas, je n'sais pas
Et je reste planté là

Je n'peux pas, je n'sais pas
Et je reste planté là
Les lois ne font plus les hommes
Mais quelques hommes font la loi
Et je n'peux pas, je n'sais pas
Et je reste planté là

La vie ne m'apprend rien

Tags : Balavoine

Olivia Ruiz et Adrienne Pauly

le 09/08/2008 à 18h16

Marcia Baila

1984

Paroles et Musique: Catherine Ringer & Frédéric Chichin

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Marcia, elle danse sur du satin, de la rayonne
Du polystirène expansée à ses pieds
Marcia danse avec des jambes
Aiguisées comme des couperets
Deux flêches qui donnent des idées
Des sensations
Marcia, elle est maigre
Belle en scène, belle comme à la ville
La voir danser me transforme en excité

Moretto
Comme ta bouche est immense
Quand tu souris et quand tu ris
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie
Quel est donc ce froid que l'on sent en toi?

Mais c'est la mort qui t'a assassinée, Marcia
C'est la mort qui t'a consumée, Marcia
C"est le cancer que tu as pris sous ton bras
Maintenant, tu es en cendres, cendres
La mort, c'est comme une chose impossible
Et même à toi qui est forte comme une fusée
Et même à toi, qui est la vie même, Marcia
C'est la mort qui t'a emmenée

Marcia danse un peu chinois
La chaleur
Dans les mouvements d'épaules
A plat
Comme un hiéroglyphe inca
De l'opéra

Avec la tête
Elle danse aussi très bien
Et son visage
Danse avec tout le reste
Elle a cherché
Une nouvelle façon
Et l'a inventée.

C'est elle, la sauterelle
La sirène en mal d'amour
Le danseur dans la flanelle
Ou le carton.

Moretto
Comme ta bouche est immense
Et quand tu souris et quand tu ris
Je ris aussi, tu aimes tellement la vie
Quel est donc ce froid
Que l'on sent en toi ?

Mais c'est la mort
Qui t'a assassinée, Marcia
C'est la mort
Tu t'es consumée, Marcia
C'est le cancer
Que tu as pris sous ton bras
Maintenant
Tu es en cendres, en cendres
La mort
C'est comme une chose impossible
Pour toi
Qui est la vie même, Marcia
Et même à toi
Qui est forte comme une fusée
C'est la mort
Qui t'a emmenée
Marcia ...

Tags : Pauly, Ruiz

Viktor Lazlo

le 01/06/2008 à 09h13

Une île

1962

Paroles et musique : Jacques Brel

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Une île
Une île au large de l'espoir
Où les hommes n'auraient pas peur
Et douce et calme comme ton miroir
Une île
Claire comme un matin de Pâques
Offrant l'océane langueur
D'une sirène à chaque vague
Viens
Viens mon amour
Là-bas ne seraient point ces fous
Qui nous disent d'être sages
Ou que vingt ans est le bel âge
Voici venu le temps de vivre
Voici venu le temps d'aimer

Une île
Une île au large de l'amour
Posée sur l'autel de la mer
Satin couché sur le velours
Une île
Chaude comme la tendresse
Espérante comme un désert
Qu'un nuage de pluie caresse
Viens
Viens mon amour
Là-bas ne seraient point ces fous
Qui nous cachent les longues plages
Viens mon amour
Fuyons l'orage
Voici venu le temps de vivre
Voici venu le temps d'aimer

Une île
Une île qu'il nous reste à bâtir
Mais qui donc pourrait retenir
Les rêves que l'on rêve à deux
Une île
Voici qu'une île est en partance
Et qui sommeillait en nos yeux
Depuis les portes de l'enfance
Viens
Viens mon amour
Car c'est là-bas que tout commence
Je crois à la dernière chance
Et tu es celle que je veux
Voici venu le temps de vivre
Voici venu le temps d'aimer

Gilbert Bécaud

le 11/05/2008 à 16h40

La vente aux enchères...
1970
Paroles : Maurice Vidalin
Musique : Gilbert Bécaud

Approchez, Messieurs Dames, s'il vous plaît !
Approchez, approchez, serrez, serrez le rond !
Messieurs Dames, s'il vous plaît,
Approchez, approchez à la vente aux enchères !
Préparez la monnaie !
Moi je suis là pour vendre et vous pour acheter...
Des lots exceptionnels, des prix exceptionnels...
Du rêve pour pas cher à ma vente aux enchères...

Ah, moi qui ai des souvenirs
à ne plus savoir qu'en faire,
Vous pouvez vous les acheter comme ça
à ma vente aux enchères,
Chez vous, Pointu, Tiloué !
Bonnes bonnes bonnes bonnes gens, approchez donc !
Approchez, serrez le rond !
Ça va commencer, oui.
Bonnes bonnes gens, approchez donc !
Serrez le rond ! Ça va commencer !

Monsieur Pointu, s'il vous plaît.
Premier lot, premier lot.
Mais c'est là, le numéro un !
La grande, la grande - oui- aventure !
Oui, j'aime ça, un coup de pied au cul,
Mon père n'avait pas tort.
Je vole aux étalages et je couche dehors,
Je saute dans un camion qui file vers le nord.
Ce coup de pied au cul m'a rapporté de l'or.
S'il vous plaît, un coup de pied au cul.
Parfaitement !
Mise à prix, mise à prix : cinq sous.
Cinq sous, allons messieurs, s'il vous plaît.
Cinq sous, cinq petits sous.
Cinq sous, c'est pas beaucoup !
Cinq sous, allons allons, cinq sous.
Cinq sous, à qui dit mieux,
Cinq sous le monsieur.
Monsieur est généreux, merci !
Six sous, allons allons, six sous, c'est peu,
Un coup de pied au cul.
Sept sous, la dame en bleu.
Une fois, deux fois, huit sous le soldat.
Bravo, caporal !
Ce coup de pied au cul te fera général !
Un p'tit effort {x2},
Un coup de pied au cul en or.
Neuf sous, j'ai entendu,
Neuf sous l' barbu,
Dix sous l' soldat.
Un deux trois, vendu au soldat, Monsieur Pointu.

Ah, moi qui ai des souvenirs
à ne plus savoir qu'en faire,
Vous pouvez vous acheter les comme ça
à ma vente aux enchères
Chez vous, Pointu, Tiloué !
Bonnes bonnes bonnes bonnes gens, approchez donc !
Approchez, serrez le rond !
Ça va continuer, oui.
Bonnes bonnes gens, approchez donc !
Serrez le rond ! Ça va continuer !

Monsieur Pointu, s'il vous plaît.
Deuxième lot, deuxième lot.
Un grand, un grand chagrin, oui, d'amour.
C'est triste, c'est triste,
Un grand chagrin d'amour,
Un grand, un vrai de vrai.
J'ai vendu la boutique et j'ai pris les billets.
Elle est partie sans moi.
Là, là j'ai failli crever.
Tenez, vous pouvez constater,
C'est pas cicatrisé.
La cicatrice, la cicatrice.
Mise à prix {x2} :
Dix sous. {x2}
Bravo, Messieurs Dames, s'il vous plaît, allez !
Dix sous, dix petits sous,
Dix sous, c'est pas beaucoup !
Dix sous, allons allons, dix sous.
Dix sous à qui dit mieux,
Onze sous le monsieur.
Monsieur est amoureux,
Tant mieux !
Onze sous, allons allons,
Onze sous, c'est court !
Un grand chagrin d'amour,
C'est comme du velours.
Une fois, deux fois, treize sous monsieur l'abbé
Voyons monsieur l'abbé,
Un beau chagrin d'amour.
Monsieur l'abbé est sourd.
Qui a levé la main ?
Le monsieur dans le coin ?
Vous avez dit combien ?
Putain !
Quinze sous la dame en noir {x2}
Vingt sous le vieillard
Un deux trois... Vendu !
C'est le vieillard, Monsieur Pointu.

Ah, moi qui ai des souvenirs
à ne plus savoir qu'en faire,
Vous pouvez vous les acheter comme ça
à ma vente aux enchères
Chez vous, Pointu, Tiloué !
Bonnes bonnes bonnes bonnes gens, approchez donc !
Approchez, serrez le rond !
Ça va continuer, oui.
Bonnes bonnes gens, approchez donc
Serrez le rond ! Ça va continuer !

Monsieur Pointu me semble, s'il vous plaît.
Troisième lot, troisième lot, numéro trois.
La mort du héros.
C'est beau ça, c'est beau !
Une superbe mort que j'avais gardée pour moi,
Sans curé, sans docteur,
Une mort de gala, une mort en pleine vie,
Tout debout et bien droit,
Un beau coup de fusil.
Pan ! C'est pas beau ça ?
Monsieur, la mort du héros.
La mort d'un héros avec fusil, avec fusil.
Mise à prix {x2} :
Un franc.
Un franc, allons messieurs, s'il vous plaît, allons !
Un franc, un petit franc,
Un franc, c'est pas beaucoup !
Un franc, allons allons, un franc.
Un franc la mort jolie,
Deux francs, monsieur a dit.
Monsieur n'a peur de rien,
C'est bien !
Deux francs la mort jolie, jolie, jolie,
Un beau coup de fusil joli joli.
Une fois, deux fois !
Une mort comme ça,
Si vous n'en voulez pas,
Ben, je la garderai pour moi !
Une mort en pleine vie
Tout debout et bien droit,
Un bon coup de fusil.
Pan ! Salut !

Tags : Bécaud

Georges Brassens

le 09/05/2008 à 23h57

La supplique pour être enterré sur la plage de Sète

1966

Paroles et musique : Georges Brassens

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La Camarde qui ne m'a jamais pardonné,
D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez,
Me poursuit d'un zèle imbécile.
Alors cerné de près par les enterrements,
J'ai cru bon de remettre à jour mon testament,
De me payer un codicille.

Trempe dans l'encre bleue du Golfe du Lion,
Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux tabellion,
Et de ta plus belle écriture,
Note ce qu'il faudra qu'il advint de mon corps,
Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord,
Que sur un seul point : la rupture.

Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon,
Vers celle de Gavroche et de Mimi Pinson,
Celles des titis, des grisettes.
Que vers le sol natal mon corps soit ramené,
Dans un sleeping du Paris-Méditerranée,
Terminus en gare de Sète.

Mon caveau de famille, hélas ! n'est pas tout neuf,
Vulgairement parlant, il est plein comme un œuf,
Et d'ici que quelqu'un n'en sorte,
Il risque de se faire tard et je ne peux,
Dire à ces braves gens : poussez-vous donc un peu,
Place aux jeunes en quelque sorte.

Juste au bord de la mer à deux pas des flots bleus,
Creusez si c'est possible un petit trou moelleux,
Une bonne petite niche.
Auprès de mes amis d'enfance, les dauphins,
Le long de cette grève où le sable est si fin,
Sur la plage de la corniche.

C'est une plage où même à ses moments furieux,
Neptune ne se prend jamais trop au sérieux,
Où quand un bateau fait naufrage,
Le capitaine crie : "Je suis le maître à bord !
Sauve qui peut, le vin et le pastis d'abord,
Chacun sa bonbonne et courage".

Et c'est là que jadis à quinze ans révolus,
A l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus,
Je connu la prime amourette.
Auprès d'une sirène, une femme-poisson,
Je reçu de l'amour la première leçon,
Avalai la première arête.

Déférence gardée envers Paul Valéry,
Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris,
Le bon maître me le pardonne.
Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens,
Mon cimetière soit plus marin que le sien,
Et n'en déplaise aux autochtones.

Cette tombe en sandwich entre le ciel et l'eau,
Ne donnera pas une ombre triste au tableau,
Mais un charme indéfinissable.
Les baigneuses s'en serviront de paravent,
Pour changer de tenue et les petits enfants,
Diront : chouette, un château de sable !

Est-ce trop demander : sur mon petit lopin,
Planter, je vous en prie une espèce de pin,
Pin parasol de préférence.
Qui saura prémunir contre l'insolation,
Les bons amis venus faire sur ma concession,
D'affectueuses révérences.

Tantôt venant d'Espagne et tantôt d'Italie,
Tous chargés de parfums, de musiques jolies,
Le Mistral et la Tramontane,
Sur mon dernier sommeil verseront les échos,
De villanelle, un jour, un jour de fandango,
De tarentelle, de sardane.

Et quand prenant ma butte en guise d'oreiller,
Une ondine viendra gentiment sommeiller,
Avec rien que moins de costume,
J'en demande pardon par avance à Jésus,
Si l'ombre de sa croix s'y couche un peu dessus,
Pour un petit bonheur posthume.

Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon,
Pauvres grands disparus gisant au Panthéon,
Pauvres cendres de conséquence,
Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances.

Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la plage en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances,

Tags : Brassens

Guy Marchand

le 08/05/2008 à 19h55

Le taxi de nuit

1982

Paroles et musique : Guy Marchand

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Dans ma D.S., ma vieille D.S.
Qu'est plus de la première jeunesse
Je commence vers les minuits
Jusqu'à sept heures sept heures et demie
Y a une photo près du volant
Une vieille dame et un p'tit enfant
Y a prière de ne pas fumer
De n'pas sortir du mauvais côté
Y a une médaille de saint Christophe
Pour éviter les catastrophes
Une carte postale de Tahiti
Un indicateur de Paris
C'est dans cette caisse que j'gagne ma vie
On serre les fesses quand je conduis
Je fais le taxi de nuit

Je prends les gens qui rient qui pleurent
Qui défilent dans l'rétroviseur
Les travelos qui perdent leurs bas
Les messieurs qui s'en vont au bois
Les noirs qui s'marrent, les femmes qui s'barrent
Les gars qui boivent dans tous les bars
Je les surveille du coin de l'œil
Pour pas qu'ils gerbent sur mes fauteuils
Je mets au lit tous les zombies
Ceux qui marchent seuls sous la pluie
Je fais le taxi de nuit

Un soir v'là qu'une fille un châssis
Belle comme un ange de paradis
Me donne une adresse à Neuilly
Et croise les g'noux dans mon taxi
J'ai raté dix fois la première
J'ai même foutu la marche arrière
Quand dans l'rétro elle a souri
J'ai mis en codes tout ébloui
Mon cœur fit un bruit d'carrosserie
J'aurais même bouffé mon permis
Dans mon taxi de nuit

Vous qu'êtes comme une madone madame
Pour moi y a eu maldonne madame
J'ai glissé sur des peaux d'banane
Toute ma vie sur le macadam
Y a pas idée d'être aussi belle
C'est comme ça qu'la vie est cruelle
Ça fait mal à des vieux chiens comme moi
Qui se sentent encore plus seuls après ça
Est-ce qu'on vous l'a jamais dit
C'est pas bien d'être aussi jolie
Dans un taxi de nuit

Tags : Marchand

Julien Clerc

le 12/04/2008 à 20h16

Double enfance

2005

Paroles : Maxime Le Forestier

Musique : Julien Clerc

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{Refrain:}
Elle n'est pas donnée à tout le monde
La chance de s'aimer pour la vie
10 ans 10 mois 10 secondes
Et nous voici
A plonger dans les eaux troubles
De mes souvenirs lointains
Si quelquefois je vois double
C'est que l'enfance me revient

Double vie double silence
Double sens et double jeu
Silencieux le coeur balance
Pourquoi les parents sont-ils deux
On voit du pays on voyage
Chaque semaine et chaque été
Des souvenirs qui déménagent
Et qu'on ne peut pas raconter...

{au Refrain}

Deux maisons, deux quartiers
Deux gâteaux d'anniversaire
Multiplier les pères et mères
N'a pas que des mauvais côtés
Avant les autres j'aurais su
Que le seul sentiment qui dure
C'est le chagrin d'une rupture
Où je n'aurais jamais rompu

{au Refrain}

10 ans 10 mois 10 secondes
Le temps n'est plus un souci
Elle n'est pas donnée à tout le monde
La chance de s'aimer pour la vie...

Tags : Clerc

Charles Aznavour

le 07/04/2008 à 18h42

La bohème

1965

Paroles : Jacques Plante

Musique : Charles Aznavour

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Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître
Montmartre en ce temps-là
Accrochait ses lilas
Jusque sous nos fenêtres
Et si l'humble garni
Qui nous servait de nid
Ne payait pas de mine
C'est là qu'on s'est connu
Moi qui criait famine
Et toi qui posais nue

La bohème, la bohème
Ça voulait dire on est heureux
La bohème, la bohème
Nous ne mangions qu'un jour sur deux

Dans les cafés voisins
Nous étions quelques-uns
Qui attendions la gloire
Et bien que miséreux
Avec le ventre creux
Nous ne cessions d'y croire
Et quand quelque bistro
Contre un bon repas chaud
Nous prenait une toile
Nous récitions des vers
Groupés autour du poêle
En oubliant l'hiver

La bohème, la bohème
Ça voulait dire tu es jolie
La bohème, la bohème
Et nous avions tous du génie

Souvent il m'arrivait
Devant mon chevalet
De passer des nuits blanches
Retouchant le dessin
De la ligne d'un sein
Du galbe d'une hanche
Et ce n'est qu'au matin
Qu'on s'asseyait enfin
Devant un café-crème
Epuisés mais ravis
Fallait-il que l'on s'aime
Et qu'on aime la vie

La bohème, la bohème
Ça voulait dire on a vingt ans
La bohème, la bohème
Et nous vivions de l'air du temps

Quand au hasard des jours
Je m'en vais faire un tour
A mon ancienne adresse
Je ne reconnais plus
Ni les murs, ni les rues
Qui ont vu ma jeunesse
En haut d'un escalier
Je cherche l'atelier
Dont plus rien ne subsiste
Dans son nouveau décor
Montmartre semble triste
Et les lilas sont morts

La bohème, la bohème
On était jeunes, on était fous
La bohème, la bohème
Ça ne veut plus rien dire du tout

Tags : Aznavour

Bobby Lapointe

le 06/04/2008 à 17h55

Le papa du papa

1975

Paroles et Musique: Boby Lapointe

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Le papa du papa du papa de mon papa
Etait un petit pioupiou
La maman du papa du papa de mon papa,
Ell', ell' était nounou
Lui son nom, c'était Aimé Dépèch'
Et elle s'appelait Amélie Vite
Et attendez, attendez vous allez voir la suite...

Le papa du papa du papa de mon papa
S'affolait pour les mollets
D'la maman du papa du papa de mon papa,
Qui rêvait de convoler
Quand Aimé lutinait les jolis
Mollets moulés de la molle Amélie
Ell' frétillait, tortillait comm' l'anguille alanguie

Et de fil en aiguill' il est arrivé ce que vous pensez
Aimé a pris d'assaut les faveurs qu'Amélie voulait
lui refuser

Mais l'papa du papa du papa de mon papa
A dit : "J'suis pas un pourceau
J'voudrais pas qu'à cause d'un faux pas un' fill'
tombat
Dans l'opprob' du ruisseau
J'vas d'ce pas demander à son papa
La main de la belle Amélie Vite
Qui de ce fait va devenir Amélie Dépêche

Et leur fils, le papa du papa de mon papa
Qu'on nomma : Yvan Dépêche
Eut pour fils mon grand'papa Guilo qui était
un saint
C'était Saint Guilo Dépêch'
Qui en bégayant eut trois jumeaux :
Mon papa, mon tonton Dédé Dépêche
Et ma tata qui s'appell' Dépêch Al-Aline

Tante Aline épousa un Noyau et eut pour fille
Amédée Noyau Dépêch'
Amédéeépousantun"bossac"pourdevenir
bossac de Noyau Dépêch'
A un fils doté de trois prénoms
En souvenir de ses glorieux ancêtres

Yvan-Sévère-Aimé Bossac de Noyau Dépêche
(C'est mon cousin)
Yvan-Sévère-Aimé Bossac de Noyau Dépêche

Tags : Lapointe

Yves Simon

le 29/03/2008 à 16h21

Irène, Irène

2007

Paroles et musique : Yves Simon

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{Refrain:}
Irène, Irène, t'es toujours à la traîne
La vie et l'monde se feront sans toi
Irène, Irène, tu traînes, tu m'fais d'la peine
J'voulais passer ma vie avec toi

Le monde s'embrase, partout y a des rumeurs
Les hommes ont des blessures dans le cœur
Le monde s'enflamme et avant qu'on ne meure
On veut savoir ce qu'est le bonheur

{au Refrain}

On voudrait pouvoir vivre nos histoires
Et ne pas toujours quémander
D'être un peu plus des humains, pas des chiens
Et d'être enfin considérés

Irène, Irène {x2}

Partout on pleure, partout on veut aimer
Tout petits dans la galaxie
Aimer d'amour les étoiles et les filles
Chacun sait bien qu'on n'a qu'une vie

Irène, Irène, t'es toujours à la traîne
La vie et l'monde se feront sans toi
Irène, Irène

Le monde s'embrase, partout y a des rumeurs
Les hommes ont des blessures dans le cœur
Le monde s'enflamme et avant qu'on ne meure
On veut savoir ce qu'est le bonheur

{au Refrain}

Irène, Irène {x3}

Tags : Simon